de-ci, de-là, nouvelles d'ailleurs

De la vallée du Draa à Tafraoute

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lundi 6 février 2017

Je quitte Ouarzazate vers 13h30 sous un soleil aussi brillant que chaud. Mon but est de rejoindre Zagora mais je ne l'atteindrai pas. La Nationale 9 est horrible et en travaux sur une soixantaine de kilomètres, jusqu'à Adgz (au moins). Les arrêts, la route transformée en piste, la poussière m'empêchent de savourer le paysage comme il le mérite. C'est un désert minéral avec ça et là quelques touffes de végétation.

Quand on passe un col, on découvre des canyons profonds avec en toile de fond les neiges du Haut Atlas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La vallée de Agdz apparaît avec sa palmeraie.

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est déjà presque 16 heures, il fait nuit à 18 heures et je ne sais si les 100 prochains kilomètres seront aussi pénibles que les 60 que j'ai parcouru avec peine, donc je fais halte à Agdz (on dit Agdès). Le camping de la Kasbah de la Palmeraie occupe un beau site, mais les installations sont vraiment en piteux état. Enfin, pour une soirée et une nuit, ce sera bien suffisant.

 

Mardi 7 février 2017

La route vers Zagora file dans les palmeraies et se lance de temps en temps à l'assaut d'une colline. Il y a beaucoup moins de travaux que sur la première portion.

J'arrive à l'heure du déjeuner au camping/auberge « Les jardins de Zagora », l'accueil est agréable et le site vraiment charmant. Les installations ne sont pas vraiment brillantes, mais on a quand même envie d'y rester. D'autant qu'on va en ville à pied.

Je passe le reste de la journée à mettre le blog à jour, à lire et à faire un tour en ville. Il fait très chaud, 23° dans l'après-midi. Dans le sud, les gens ont la peau très foncée, les femmes sont habillées de couleurs vives avec parfois une sur-robe noire avec des pompons rouges et jaunes.

 

vue du camping-car dans le camping

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mercredi 8 février 2017

La N12 entre Zagora et Foum Zguid a été asphaltée et traverse un grand désert de pierres qui n'est pourtant pas stérile car on y voit beaucoup de cultures sous tunnel de plastique. Il doit y avoir des nappes phréatiques car tous les oueds sont à sec.

Je vois des tentes de nomades au loin et des chameaux en liberté.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je m'arrête après Foum Zguid au milieu de rien pour déjeuner. Des dunes de sable apparaissent.

 

 

 

 

Foum Zguid

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A Tissint, la falaise de désagrège en énormes bloc de pierre qui roulent jusqu'aux maisons. Ca fait peur !

Après 260 km, Tata apparaît nichée dans un amas extravagant de montagnes. Le camping municipal est situé au centre ville, à côté de la piscine. L'oued a un filet d'eau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je fais un tour dans les rues et achète quelques légumes.

Le soleil, fort brillant toute la journée, se voile. Il n'y a aucun nuage mais les montagnes disparaissent bientôt au regard. C'est un vent de sable ! Espérons qu'il ne se transformera pas en tempête...

 

 

ceci n!esst pas la lune, mais le soleil voilé par le sable!

 

 

 

 

Jeudi 9 février 2016

Il n'y a pas eu de tempête de sable, fort heureusement ! Ce matin, le soleil brille de nouveau.

Je vais faire 250 km dans un désert de pierres avec quelques rares palmeraies. La route n'est pas mauvaise mais très étroite. Comme il n'y a pas de place pour s'arrêter, le seul endroit possible est pris d'assaut à l'heure du déjeuner !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J'arrive à Bouizakarne, une ville aux teintes pastel qui compte plusieurs casernes et un hôpital tout neuf. Je fais halte dans un petit camping fort sympathique, jouissant d'une belle vue et aux installations simples et très propres. Lahsen, qui a tout fait de ses mains (même le puits de 105 mètres de profondeur!!!), améliore son camping chaque année. J'arrive à point nommé car un suisse de Lausanne fête son anniversaire et je suis invitée à partager le gâteau que Lahsen et son épouse offrent à leur fidèle client sous la tente berbère.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le soir, on voit toutes les lumières de la ville qui brillent.

 

Vendredi 10 février 2017

Ciel couvert ce matin, les prévisions météo annoncent de la pluie pour les jours qui viennent. Si c'est le cas, je ne vais pas rester ici car il n'y a pas d'électricité.

Je roule jusqu'à Guelmin et fais les courses. Une dame du camping m'a signalé qu'il est possible de bivouaquer sur la « Plage Blanche » à 60 km au sud-ouest de Guelmin. Le téléphone et l'ordi seront rechargés, donc je peux envisager de passer une ou deux nuits en bivouac.

La route tournicote dans un paysage de collines rondes et douces. Il y a des plantations de cactus. En arrivant au bord de la mer, dans un minuscule hameau et un poste milita ire, je découvre des camping-cars parqués sur un terre-plein au bord d'un oued et devant la grande plage. Il y a de belles vagues et pas mal de vent.

 

 

 

 

 

 

 

 

En fait, je suis un peu dégoûtée de voir au milieu du « campement » un tas d'ordures... Cela ne me donne vraiment pas envie de rester là.

Aussi, après le déjeuner, je quitte ce lieu et reprend la route vallonnée sous la pluie.

Après Guelmin, on s'enfonce dans des collines et les gorges d'un oued à sec. Hélas, il pleut et le revêtement est assez dégradé et cela ne fait qu'empirer, ce qui ne permet pas de jouir du paysage.

A Sidi Ifni, il y a des campings au bord de mer, plutôt chargés et qui ne me disent rien qui vaille. En ville, le camping municipal est bien plein lui aussi, les sanitaires sont horribles et on a l'impression que d'importants travaux vont commencer... Enfin, j'y resterai une nuit. Je vais faire un tour en ville et achète du poisson au marché, puisque je suis au bord de la mer il faut en profiter !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Samedi 11 et dimanche 12 février 2017

Je ne vais pas très loin par une petite route qui serpente dans les collines et rejoint parfois la mer.

Le grand camping Erkounte Park se trouve sur une hauteur avec vue sur les vagues blanches. C'est un grand complexe très bien aménagé, normes plutôt européennes. Je vais y passer deux jours car le temps est particulièrement mauvais : vent à décorner les bœufs et pluies intermittentes. On n'est pas abrité mais au moins il y a une jolie vue du camping-car.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lundi 13 février 2017

Le beau temps revient et tout un chacun sort et fait du ménage ! Mon véhicule est de loin le plus sale de tout le camping...

Après les services, je prends la direction de Tiznit par une petite route dans un joli paysage et des plantations de cactus.

Tiznit a été fondée en 1882 autour d'une source bleue. La Médina est entourée de 5 kilomètres de murs en pisé troués de 9 portes et défendus par 36 tours.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le camping municipal se trouve juste à côté de la Médina, le long des murs. Il y a foule, mais quand même une petite place pour moi.

Je fais faire un tour et quelques courses avant le déjeuner et dans l'après-midi, j'achète 2 bouteilles de vin blanc dans un hôtel et vais jusqu'au marché et ensuite par la porte Bâb Jadid sur la place El Mechouar où se trouvent tous les bijoutiers qui font la réputation de Tiznit.

 

 

 

Babouches rouges pour les dames et jaunes pour les messieurs!

 

 

 

 

Mardi 14 et mercredi 15 février 2017

Aujourd'hui, je vais à Tafraoute, à une centaine de kilomètres de Tiznit par la N 104. La route s'enfonce d'abord dans une gorge puis monte à l'assaut de la montagne sur les pentes de laquelle s'étagent des cultures en terrasses. La vue est magnifique.

 

 

 

 

 

 

 

 

Tafraoute se love dans une haute vallée entourée de montagnes de toutes couleurs, du rose au violet foncé. On peut bivouaquer dans la « palmeraie »,sans palmier, qui se trouve tout près de la ville et d'où l'on jouit d'un panorama magnifique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je me rends dans le centre pour trouver Mohamed qui possède un garage, réparations, tôlerie et peinture. Une dame sur le bivouac m'a indiqué qu'il est connu comme le loup blanc et possède une 4L orange et blanche. Je le trouve à son garage où un certain nombre de camping-cars sont en train de se refaire une beauté ! Nous allons en 4L jusqu'à Hamilcar et convenons d'un prix et d'une date. Ce sera lundi pour des travaux qui dureront 5 ou 6 jours.

 

 

 

 

 

 

 

 

Je retourne en ville pour marcher dans le souk et achète dans une coopérative de femmes de l'huile d'argan. C'est ici que l'on trouve le plus d'arganiers et également d'amandiers, qui sont en fleurs.

Mercredi, je reste dans la palmeraie en changeant de place. Sans bouger, on se voit proposer du pain, de l'eau, du miel, de l'huile d'argan, des treks, de la soupe marocaine (j'en achète à des dames charmantes), des enfants passent pour demander les bouteilles de plastique vides... L'après-midi, je fais une grande balade en ville et aux alentours et vais au souk acheter des fruits.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jeudi 16 février 2017

Je quitte provisoirement Tafraoute et prends une petite route très étroite, pleine de trous, sinueuse et avec des pentes raides qui grimpe dans la montagne dans un paysage très aride et minéral. Le vent souffle et il fait beau. Je passe un col à plus de 2000 mètres et descends vers les gorges d'Aït Mansour, le but de cette journée.

C'est en endroit enchanteur : de hautes falaises de granit rose enserrent une palmeraie piquée d'amandiers en fleurs. La rivière aux eaux claires chante. Je me gare sur un parking tenu depuis 30 ans (sic) par le même monsieur et sa femme !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après le déjeuner, je parcours les 3 km de gorges qui ne sont pas désertes, on y trouve des douars (maisons) et même une petite école. N'oublions pas de mentionner deux mosquées plus une en construction !! La promenade est bien agréable. Au retour, je fais connaissance d'Ike, une petite bonne femme adorable de 13 mois qui voyage dans un vieux mercedes avec ses parents et sa grand-mère.

Nous restons dans les gorges pour la nuit.

Vendredi 17 février 2017

Je profite de l'eau de la rivière pour faire encore un peu de lessive, puis je prends la toute petite route que j'ai suivie la veille à pieds. Au sortir des gorges, on découvre la palmeraie dans son cirque de montagnes roses.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand je m'arrête pour prendre une photo du désert minéral qui fait suite à la palmeraie, le câble du frein à main casse brutalement... c'est sympa en montagne !

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelques kilomètres plus loin, le pneu arrière droit crève !!! Quelle matinée !

Heureusement, l'endroit où je suis arrêtée est relativement plat et à l'aide de 2 petites cales, je peux stabiliser Hamilcar. Un monsieur conduisant un vieux mercedes m'aide à dévisser les boulons de la roue qui sont particulièrement coriaces. Il faut absolument que j'achète une clé en croix.

Une bonne heure plus tard, je reprends prudemment la route qui grimpe, vire, toujours étroite et pleine de trous.

A Tafraoute, je vais directement chez Mohamed Fahri. Il va faire réparer le pneu et voir s'il peut trouver un câble, sans quoi ils essaieront de le réparer. Je me gare entre les véhicules de ses clients pour … une semaine ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Du samedi 18 février au ... 27 février 2017

Samedi en fin d'après-midi, Driss, le jeune homme chargé de mon véhicule (28 ans, 15 ans de métier!!!), vient démonter les phares, la grille, les essuie-glaces...

 

 

 

Le Lion de Tafraoute : on voit ses yeux, son nez et sa bouche 

 

 

 

 

 

Dimanche, il n'y a que peu d'employés présents et le rythme est bien ralenti. Je passe la journée à papoter avec les autres clients, surtout avec les hollandais.

Lundi, Driss commence à poncer le côté droit et à enduire. Il n'est pas très rapide, va, vient, bavarde … Le vent est très froid et demain, la pluie est annoncée.

Mardi et mercredi, il pleut beaucoup (il neige sur les sommets des montagnes environnantes), alors le travail s'interrompt. Jeudi, Driss redresse les parties un peu enfoncées du bas de caisse et de la porte passager et continue masticage et ponçage. Je prends (difficilement) mon mal en patience... Mohamed a des réponses aussi obscures que possible en ce qui concerne le câble de frein à main. Le pneu a été réparé mais ne pourra servir qu'en secours d'extrême urgence !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

l'oued pendant la pluie                                                               plus d'eau le lendemain!!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

le souk

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

un souvenir d'Argentine qui disparaît!!!

 

 

 

 

 

 

tous les impacts de petites pierres coupantes duYukon!!

 

 

 

 

 

Vendredi, une semaine après mon arrivée, une petite plaque de tôle est soudée sur la porte latérale, d'une façon si peu orthodoxe que ça fait peur. Le masticage et le ponçage se terminent et le camping-car change de place pour être lavé, mais ce sera pour demain !!!

Le samedi, l'inefficacité continue à tous les niveaux. Rentré au fond du garage, Hamilcar voit ses fenêtres, plaques, pare-chocs, etc. … protégés par journaux et papier collant. Puis, sans raison apparente, Driss attend des heures... Je n'en peux plus, je perds patience. Le ton monte entre Mohamed et moi et je craque, je me mets à pleurer, moi qui ne le fais jamais. Partie pour marcher afin de me calmer, je suis rattrapée par le chef qui m'embarque dans sa 4L pour aller boire un café... On parle et ça va mieux. De retour au garage, la couche d'apprêt a enfin été faite. Le soir, je rentre dans un camping-car tout obscur et dans une odeur très désagréable, mais il est branché sur l'électricité et je laisse la fenêtre de toit largement ouverte.

Dimanche, Driss ponce et fait des retouches le matin. L'après-midi, je vais me promener dans la palmeraie, il fait très beau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

le fruit des arganiers dont on fait l'huile d'argan

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lundi matin, le travail commence tôt, à 8h10 Driss est déjà actif. Il va faire 4 couches de peinture dans la journée, remonter les phares, etc. … En fin d'après-midi, Hamilcar sort de nouveau à l'air libre, comme neuf ! Le résultat est vraiment étonnant. Il reste quelques détails à faire, ce sera pour demain. Je suis plutôt euphorique, bien que je n'ai toujours pas de frein à main !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dernier jour de février et dernier jour devant le garage de Mohamed également, tout vient à point …

Le câble de frein à main … arrive par un transporteur ce matin ! Mohamed m'avait assuré qu'il était chez lui depuis plusieurs jours ! Le mettre en place va poser quelques problèmes au patron, d'autant qu'il se dispute avec son frère qui se charges ordinairement de la mécanique. Enfin, le voyant ne fonctionne pas, mais le frein à main oui. Driss fait les dernières retouches et signe son œuvre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je pars vers 17h30 vers les Rochers Peints, en pleine nature. Après 12 jours de bivouac dans une rue passante de Tafraoute, je trouve le calme total et un paysage superbe !


Publié à 16:47, le 9/03/2017, dans MAROC hiver 2017, Barcelone
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