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Maroc : Le Rif

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Samedi 14 janvier 2017

Lever très tôt pour être au port avant 7 heures. L'embarquement se fait lentement mais sans problème.

Il fait toujours nuit quand nous quittons Algeciras pour une traversée d'une quarantaine de minutes sur une mer tout à fait calme. Le soleil se lève derrière les montagnes marocaines. La côte est bordée de collines arides et le port de Ceuta se rapproche vivement.

 

 

 

 

 

 

 

 

L'entrée au Maroc se passe sans problème. Des hommes « aident » les voyageurs... Celui qui me suit ne me réclame rien !!

Le bord de mer ressemble étrangement à la côte espagnole : très bétonné, des immeubles blancs de résidence de vacances se succèdent. Tout est propre et bien aménagé.

Je m'arrête à M'dicq, le long de la plage, pour aller acheter une carte sim pour mon téléphone.Je papote longuement avec un couple de catalans français qui vient au Maroc depuis 25 ans. J'apprends plein de choses pratiques.

 

 

 

 

 

 

 

Un très jeune homme sympa me vend une carte sim et charge mon téléphone pour que je puisse avoir internet. Je retournerai le voir après le déjeuner, n'ayant pas de réseau. Une manip', et tout va bien !

 

Je vais jusqu'à Cabo Negro, une impasse vers la plage bordée d'immeubles assez luxueux (il y a un club Med également). A Martil, je roule le long de la plage et de son agréable promenade avant de me rabattre sur le camping El Bustane qui se trouve en centre ville. Lessive et papotage... avant une balade, la mer est agitée et le vent frisquet.

 

 

 

 

 

 

 

 

Dimanche 15 janvier 2017

J'ai la chance de rencontrer des gens très sympathiques dans ce camping : un couple de la Drôme, grands voyageurs devant l'éternel et des amis d'amis qui ont parcouru l'Amérique du Sud dans leur Sprinter 4x4 bleu !!!

La visite de Tetouan est au programme. Je m'y rends en taxi collectif, pour 5 dirhams (soit 0,50€!), trois personnes à l'avant et quatre à l'arrière dans une vieille Mercedes...

J'essaie de repérer où je suis arrivée pour retrouver un taxi de retour.

La Place Hassan II est vide car on ne peut la parcourir que sur les côtés. Le Palais Royal est bien gardé et un policier me demande d'effacer des photos.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un homme habillé à l'occidental me suit et me donne des indications. Il va me guider dans la Medina et ses ruelles obscures. Ce service devra être rémunéré mais il est sympa et j'aurais eu un peu peur de me perdre dans ce labyrinthe. Les grands cimetières blancs, arabe, espagnol et juif, montent à l'assaut de la colline. Cette Medina a été construite par les espagnols et est en pleine restauration. Les tanneries de peau exhalent des parfums violents. On voit de beaux palais, des ruelles minuscules, la grande Mosquée toute imbriquée dans ses voisines. Les femmes du Rif sont coiffées de chapeaux de paille à pompons et vêtues d'étoffe à rayures . Cela les rend plus gaies que leurs consoeurs voilées en djellaba marron ou noire. A partir de 16 heures, il y a foule dans la Medina et le reste de la ville. Ahmed, mon guide, m'emmène dans une coopérative berbère installée dans une très belle maison ancienne d'où l'on découvre la ville depuis la terrasse sur le toit. Je résiste aux sollicitations d'achat de tapis, de bijoux, de poteries et n'achète que du Ras El Nout !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

tanneries de cuir

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Retour en taxi collectif à Martil et soirée conviviale avec Catherine et Dominique qui me conseille de suivre la route côtière jusqu'au Oued Laou pour aller à Chefchaouen.

 

Lundi 16 janvier 2017

Je suis le bon conseil de mes nouveaux amis et suis la côte très découpée, aux collines abruptes, où la mer est d' un bleu superbe. Il y a plein de petites barques de pêche et les villages sont tous blancs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A Oued Laou, je m'arrête pour déjeuner de poisson acheté au souk sur un parking devant la plage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La route pour Cghefchaouen suit la rivière Laou. Il n'y a pas beaucoup de voitures, mais des chèvres, moutons, ânes, enfants avec qui il faut partager la chaussée pas très large.

Les femmes sont en costume du Rif. Les gens ont l'air de vivre de peu, quelques moutons, une vache, un lopin de terre... C'est pauvre et archaïque mais les montagnes sont bien belles et arides. La route de montagne est viroleuse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En arrivant à Chefchaouen, mon cher GPS m'indique un chemin stressant : une rue très abrupte à moitié en escaliers qui monte à l'assaut de la montagne !!! Le camping domine la ville, à 700m d'altitude. Le soleil se couche derrière la montagne et la fraîcheur s'installe. On peut descendre dans la Medina en empruntant des escaliers, ce que je ferai demain.

 

Mardi 17 janvier 2017

Lessive, ménage, douche, nettoyage du camping-car me prennent la matinée... L'après-midi, je descends vers la ville. Par le petit chemin en escalier on a une vue superbe sur Chaouen.

 

 

 

 

 

 

 

 

La Medina est tout en tons de bleu, chacun le sien ! Les rues étroites et en pente s'accrochent à la colline. Je parcours ce labyrinthe sans me perdre... Pas de guide aujourd'hui, c'est aussi bien ! Il fait beau et c'est bien agréable de se balader. Derrière la poste se trouve le souk pour les fruits et légumes, j'y fait provision pour bien peu d'argent. Retour en taxi car ça grimpe et je suis chargée !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mercredi 18 janvier 2017

Ce matin il pleut et le paysage est noyé dans les nuages. Je prends la route vers le sud et roule dans le brouillard. C'est dommage, car le paysage est bien joli et sauvage. La route suit les oueds et traverse de petits villages, les femmes en costume traditionnel portent les bébés dans le dos et les djellabas des hommes ont de curieux bonnets très pointus.

 

Je m'arrête tout près de Ouazzane dans un motel/camping où j'espère avoir du wifi...



Publié à 18:15, le 18/01/2017, dans MAROC hiver 2017, Ouazzane
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Espagne : De Barcelone à Algeciras

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après avoir fêté Noël à Barcelone et passé une semaine à Châtel en Haute-Savoie chez des amis avec mon petit-fils, je prends le chemin du sud juste après l'Epiphanie qui est la vraie fête des enfants en Espagne.

 

Dimanche 8 janvier 2017

Comme mon camping-car avait été prudemment garé chez les parents du compagnon de ma fille à Caldés de Monbui (après avoir été victime d'une agression sauvage le soir de mon arrivée à Barcelone!!!), c'est de là que je prends la route qui me ménera dans le Delta de l'Ebre. C'est une région de rizières au paysage étonnant. De nombreux bras de la rivière et des canaux permettent depuis très longtemps déjà de cultiver le riz dans cette platitude.

 

 

 

 

 

 

 

 

Lundi 9 janvier 2017

J'ai très envie de voir Valencia et son étonnante cité des arts et des sciences. A El Saler en bord de mer, je gare le camping-car dans une aire privée, concept extrêmement répandu en Espagne comme je vais le constater... Le bus m'emmène jusqu'aux superbes édifices, comme de gros poissons dans l'eau, qui se succèdent pour former un ensemble magnifique. Il fait beau et la promenade est vraiment délicieuse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

dans le Musée des Sciences

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un petit tour dans le centre historique complète cette visite éclair de Valencia.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

un magnolia gigantesque

Mardi 10 janvier 2017

Les orangers, mandariniers, citronniers croulent sous les fruits dans cette région.

Je fais halte à Alzira, au sud de Valence pour faire remetre un filtre occultant sur la fenêtre arrière qui avait été changée à Barcelone pour une toute neuve mais claire.

Il est trop tard pour aller bien loin, aussi je m'arrête pour la nuit dans un petite village : Simat de la Valldigna où se trouve un monastère du XIIIe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

Mercredi 11 janvier 2017

Je visite avec plaisir le monastère cistercien de Santa Maria de Valldigna sous un beau soleil. Ce sont surtout des ruines, les édifices ayant subi plusieurs tremblements de terre ont été reconstruits puis abandonnés au XIXè siècle et ont servi de carrière de pierre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une belle restauration a eu lieu et ces murs chargés d'histoire sur un fond d'orangers et de montagnes arides ont de quoi ravir le visiteur !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je passe Alicante, sous un nuage de pollution puis Murcia en empruntant des autoroutes sans péage. Arrêt pour la nuit près de Cartagena dans un petit village propret, Santa Ana, dans une aire privée également très soignée.

 

Jeudi 12 janvier 2017

Aujourd'hui, les oliviers vont succéder aux orangers et les sommets des montagnes apparaître sous la neige !

La température augmente, le paysage est aride, mais les cultures maraîchères sous plastique règnent sans partage.

 

 

 

 

 

 

 

 

Depuis Granada, les vues sur la Sierra Nevada toute blanche sont superbes. Je descends vers Malaga par des vallées étroites. J'aimerais beaucoup visiter cette ville, mais l'aire de service camping-car dans laquelle je me rends est complète. Je peux stationner en face pour la nuit et aller me balader sur la plage toute proche.

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 13 janvier 2017

Pour atteindre Algeciras, j'emprunte les routes sans péage traversant Torremonilos, Marbella, etc. … là où le béton descend des collines arides jusqu'aux flots bleus de la Méditerranée...

Gibraltar n'est jamais mentionnée (sic!), seulement comme une sortie d'autoroute quand on passe au nord du rocher.

A Los Barrios, banlieue de Algeciras, un grand centre commercial offre un vaste parking pour les camping-cars et une agence de voyage qui vend les billets des ferries. Pour un aller à Ceuta et un retour open depuis Tanger, je ne paie que 165 €, cela ne me paraît pas très cher et en plus on reçoit en cadeau une bouteille de vin et un cake !

Je prendrai le bateau demain, car le dernier ferry aujourd'hui part à 17h30 ce qui me ferait arriver de nuit au Maroc, option peu raisonnable en vérité.

Je glane quelques renseignements auprès de camping-caristes expérimentés en voyage marocain.

 

 



Publié à 17:47, le 18/01/2017, dans MAROC hiver 2017, Ouazzane
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Meilleurs voeux à tous



Publié à 23:20, le 6/01/2017, Barcelone
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Dernier récit avant inventaire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Du mardi 9 au samedi 27 août 2016

On traverse le Nouveau Brunswick dans la journée de mardi, allant bon train sur la route n°2, la Transcanadienne. Mercredi on est de retour au Québec et allons suivre la rive sud du Saint-Laurent que nous avons déjà vue jusqu'à Lévis. On a retrouvé avec joie le magnifique Saint-Laurent qui se rétrécit de plus en plus !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nuit à Saint-Jean-Port-Joli, car il fait très chaud et Tristan sera heureux de profiter de la piscine, et à Leclercville, une halte municipale au bord du fleuve.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

Samedi 13 août, je dépose mon petit compagnon de voyage chez son papa avec qui il va passer deux semaines. Il va laisser un grand vide dans Hamilcar !

Je reprends la route en sens inverse, renonçant à tenter de raccourcir le chemin en passant par les USA, mon dernier visa vient d'expirer et la seule idée de devoir affronter les douaniers, peut-être sans résultat, me fatigue d'avance.

Dimanche, j'arrive à Saint-John, au sud du Nouveau Brunswick, dans la péninsule de Fundy. Il s'y produit un phénomène curieux : des chutes réversibles. En raison de l'énorme indice des marées dans la baie de Fundy, la rivière Saint-John se trouve plus haut que la mer à marée basse et beaucoup plus bas à marée haute, aussi les rapides inversent leur cours. Pendant les 20 minutes de l'étal, les bateaux passer sans aucun problème car ils ont disparu !

Le centre ville est très britannique, par ailleurs c'est une cité industrielle où accoste le ferry qui rejoint Digby en Nouvelle Ecosse (et évite 7 Heures de route).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lundi matin 8 heures, le ferry quitte Saint-John pour traverser la baie de Fundy dans le brouillard en 2 heures.

A Halifax, j'achète un billet de train pour Montréal (départ dimanche), je n'ai pu le faire par internet car ma carte de crédit européenne n'est pas acceptée). J'aurais aimé parcourir la côte sud de la Nouvelle Ecosse, mais je tiens à partir par le train de dimanche et pour un prix raisonnable... Pour compenser, je me rends à Peggy's Cove, par une petite route toute en lacet qui ménage de bien belles vues. Le paysage est chaotique : rochers, lande, relief tourmenté. Peggy's Cove est vraiment un endroit adorable où les touristes pullulent ! Un tout petit port consacré à la pêche aux homards, un phare planté sur des rochers, une côte toute granitique et découpée et des fleurs sauvages qui ondulent dans le vent. On peut passer la nuit sur le parking de l'office de tourisme.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lunenburg est un village ancien plein de belles maisons, classé par l'Unesco, où je vais déguster un homard qui vient juste d'être cuit, il est encore tiède, avec une délicieuse salade de pommes de terre. Ici, il est servi avec du beurre fondu ! De l'autre côté de la baie, la vue sur le village est bien belle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je retourne à Halifax, plus exactement dans le camping de Dartmouth où je vais pouvoir faire les bagages, nettoyer, etc.... enfin préparer Hamilcar à son voyage de retour en cargo. Il y a 4 autres véhicules français.

Les formalités sont d'une simplicité et d'une rapidité inouïes ! Je quitte mon fidèle Sprinter dans le port en espérant que tout se passe bien et que je le retrouve à Anvers comme je le quitte ici !

J'ai une petite chambre dans un airbnb du centre ville jusqu'à dimanche. Cela me permet de visiter la ville à pied : le front de mer, aménagé, d'où l'on admire la petite île Saint-George qui servit de détention aux Acadiens avant de leur déportation, le Grand Dérangement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La citadelle à la Vauban est bâtie sur la colline et domine les buildings et la baie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le musée de l'émigration retrace les arrivées de migrants européens entre 1928 et 1971. Les paquebots, plutôt luxueux, les déposaient dans le grand bâtiment converti en musée : 10mn pour la visite médicale, 5mn pour les papiers et ils embarquaient dans le train pour leur destination plus ou moins éloignée. Il faut dire qu'ils arrivaient ici avec un travail, ou un point de chute dans la famille déjà émigrée, ou un contact avec une association. Cela n'a rien à voir avec Ellis Island à New York qui concerne l'émigration au tournant du XXème siècle.

 

 

 

l'émigrant

 

 

 

 

J'ai des choses à régler : débloquer l'accès en ligne de ma banque, rassembler les attestations d'assurance, les scanner. Il m'en manque pas mal et c'est fort difficile de réassurer son véhicule. La Macif, dont je suis cliente depuis 24 ans n'accepterait éventuellement d'assurer mon véhicule qu'en tant que jeune conducteur ! Encore faut-il que je me déplace à La Rochelle... et je n'irai là-bas qu'après avoir récupéré Hamilcar. Le serpent se mord la queue.

Le voyage en train dure 22 heures ! Que je passe sur mon siège single et à déambuler dans les couloirs. Comme je ne parviens à dormir que de très courts moments, je passe la nuit à regarder des films sur l'ordi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A Montréal, je passe la semaine chez de jeunes amis français que je connais de longue date et qui viennent de s'installer après avoir obtenu leur permis de résidence au Canada. Ils sont très chaleureux, ont beaucoup voyagé ces dernières années et nous passons de très bons moments. Ils habitent le quartier populaire d'Hochelaga, à l'est du centre ville. J'apprécie de vivre dans ce quartier comme une vraie montréalaise.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

vue du balcon de ma chambre

 

 

 

 

 

 

 

fête de ruelle dans la cour

 

 

 

 

 

 

 

 

la Grande Bibliothèque de Montréal. Un énorme merci à toutes les bibliothèques des USA et du Canada et leur incroyable service. J'y ai passé de longue heures sur internet et ai profité des scanners, imprimantes, etc. ...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

rassemblement de participants au "Dîner en blanc", le lieu de rendez-vous est tenu secret jusqu'à 18h!

 

 

 

 

 

le canal Lachine

 

 

 

 

 

J'apprends en fin de séjour, que le cargo a été retardé et n'arrivera à Anvers que presque une semaine plus tard que prévu. Toute ma belle organisation est remise en question !

Je galère à tenter de réassurer le Sprinter en Europe.

 

Il est difficile de réaliser que le voyage se termine. Ces quatre ans ont passé si vite en définitive. Quand je raconte que j'ai roulé 4 ans sur les routes des Amériques, cela me semble improbable...

 

Maintenant, je vais repenser à tout ce que j'ai vu, à ce qui m'est arrivé, aux belles rencontres. Merci à tous ceux qui m'ont aidée au long du chemin. Faire l'inventaire ne me semble pas nécessaire, je garde tout !

 



Publié à 12:38, le 26/08/2016, dans Canada 3, Montréal
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Canada 3 : Nouvelle Ecosse

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Samedi 30 juillet

Nous arrivons à Caribou en Nouvelle Ecosse vers 18h30 après une traversée de 75mn, par une mer belle et calme. Pictou n'est qu'à 8 km. C'est un village charmant dans une baie profonde. Ce fut le premier lieu de colonisation des Ecossais. Après un tour de repérage, nous nous installons pour la nuit à côté de l'église Saint Andrews.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dimanche 31 juillet

Nous visitons le petit musée de l'implantation écossaise et la réplique de l'Hector qui les amena en ces lieux au XVIIIème siècle. Ces migrants fuyaient les anglais qui leur avaient pris leurs terres, leur interdisaient le port du kilt et des signes de clan et les réduisaient à la misère. Le voyage fut épique et le capitaine de l'Hector renonça et repris la route vers l'Ecosse à la hauteur des côtes de Terre-Neuve, puis changea d'avis et finalement jeta l'ancre dans la baie de Pictou. Une réplique grandeur nature du navire original a été construite par des bénévoles, un travail de 10 ans. On peut voir dans quelles conditions ces pauvres voyageurs passaient les semaines de navigation. La promiscuité, l'humidité et le froid, la peur et la maladie rendaient ce périple épouvntable.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

la cale des voyageurs

 

 

 

 

A Caribou, un parc régional offre un espace de pique nique fort agréable et une longue plage.

J'achète du vin de Nouvelle Ecosse dans le marché de Pictou ainsi que des pommes de terre locales. Nous passons une deuxième nuit près de l'église.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lundi 1er Août

Nous prenons la route vers l'île de Cap-Breton et visitons la ville d'Antagonish qui possède une très belle Université avec des bâtiments et un campus des plus cossus.

Cap-Breton est séparé du reste de la Province par un détroit. La route passe sur une digue et un canal avec écluse permet la navigation.Nous déjeunons sur un terre plein avec une vue sur le détroit.

Le village de Baddeck est adorable. Sa position au bord du Bras d'Or, une sorte d'immense lac mais en fait relié à l'océan par une très petite ouverture, devant des îles couvertes de forêts, est tout à fait magnifique. Le plus célèbre de ses habitants fut sans conteste Alexander Graham Belle qui y acheta un manoir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On se balade dans le port et le village et nous passons la nuit sur le petit parking de la bibliothèque avec vue plongeante sur les bateaux et le phare.

 

 

cette petite île toute en longueur, que l'on atteint par une petite navette, posède une belle plage

 

 

 

 

 

 

le soleil couchant illumine le phare

 

 

 

 

 

Mardi 2 août

Un musée très intéressant est consacré à l'inventeur génial que fut Graham Bell. Né en Ecosse, il émigra aux Etats-Unis avec ses parents et acheta une magnifique propriété à Baddeck une fois fortune faite avec l'invention du téléphone. Sa vie fut consacrée à inventer une foule de choses très diverses : appareil auditif, avion, bateau super rapide qui volait au-dessus des flots, cerf-volant etc. ... Il co-fonda le National Géographic et s'intéressa à l'environnement bien avant la lettre. Deux dames présentent des expériences amusantes devant des enfants qui peuvent participer. Tristan reçoit un document où sont reproduits nombre de choses à voir dans le musée et il doit cocher tout ce qu'il a découvert. A la sortie, on lui donne un petite jouet (genre boomerang) en cadeau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

le couple Graham Bell et leur petit invité

 

 

 

 

On déjeune au bord de l'eau devant un panorama de carte postale.

Nous prenons la Cabot Trail qui suit la côte du Cap-Breton. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On traverse d'abord des collines couvertes d'une épaisse forêt avant de se retrouver sur la côte où le vent souffle très fort. La végétation se fait rare et la lande qui couvre les falaises fait penser immédiatement à la Bretagne. Le paysage est vraiment très beau et sauvage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On arrive à Cheticamp où commence de Parc National. Après les courses, on va au centre des visiteurs et au camping. Mais celui-ci est complet et on nous propose l'aire de la Grande Falaise, un lieu de pique nique au pied d'une montagne rocheuse et nue. C'est au bord de la route, mais bon tant pis !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mercredi 3 août

Ce matin, on va faire une petite balade très agréable de moins de 2 km qui rassemble la forêt, la lande, la côte et le barachois et des informations concernant l'habitat des acadiens jusqu'en 1936, avant la création du Parc National.



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On retourne au camping pour savoir s'il y a de la place aujourd'hui... et oui, mais sans service. On prend ! Il y a du wifi au centre d'informations.

L'après-midi, autre petite balade sur le sentier des Trous à Saumons, qui suit une rivière au milieu d'un paysage vraiment sauvage de collines boisées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jeudi 4 août

On suit le Cabot Trail qui offre des paysages somptueux, des vues vertigineuses, une nature sauvage. Il fait beau et l'océan est d'un beau bleu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pleasant Bay

 

 

 

 

 

 

 

Grands espaces sauvages avec pour seuls habitants les orignaux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La route monte, descend et tournicote ce qui ne semble pas réussir à Tristan qui ne parle plus et finit par s'endormir. Je continue vers le coin le plus au nord du Cap-Breton, à Meat Cove, au bout de la piste. Il y a un petit camping en terrasse devant un panorama superbe. Je vois tout de suite une baleine à la jumelle !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'après-midi, petit tour à la plage de gravillons où les eaux sont claires et qui est protégée des vagues.

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est génial de pouvoir contempler cette côte escarpée, ce bel océan qui moutonne un peu.

Vendredi 5 août

 

 

 

 

on distingue sur la falaise le camping de Meat Cove

 

 

 

 

 

Nous quittons le site sauvage de Meat Cove et reprenons la piste. Bref arrêt dans le petit port de Bay St Lawrence où les bateaux des pêcheurs sont bien à l'abri dans une baie bien fermée. La côte est superbe. On reprend le Cabot Trail jusqu'à Ingonish où on se pose sur le terrain de foot tout près de la plage (c'est le « overflow » du camping du Parc National qui est complet).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La plage semble bien bondée par rapport à celles que nous avons vues précédemment ! Il fait très chaud aujourd'hui, mais l'eau est toujours aussi froide.

 

 

 

 

 

 

 

 

Samedi 6 août

Petite balade autour du lac d'eau douce qui jouxte la plage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Puis, nous reprenons la Cabot Trail. Un tout petit traversier nous permet de franchir la très étroite ouverture du Lac du Bras d'Or sur la mer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On continue jusqu'à Sydney, ville curieuse scindée en trois parties éloignées les unes des autres. Nous voyons le port du ferry vers Terre Neuve, que nous ne visiterons pas, hélas, par manque de temps.

Choses pratiques à faire à Sydney : courses, bibliothèque, laverie. On passe la nuit sur le parking du Walmart.

 

Dimanche 7 août

Visite de la forteresse de Louisbourg, à une trentaine de kilomètres de Sydney. Surnommée au 18ème siècle la « Gibraltar du Nouveau Monde », cette place forte française fut rasée par les anglais. Des travaux pharaoniques qui durèrent 20 ans, permirent de reconstituer (en grande partie) cette importante forteresse qui se consacrait à la stratégie, au commerce et à la pêche.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De belles maisons en bois ou en pierre, deux bastions, des remparts, une grande ouverture maritime, voilà de quoi passer plusieurs heures à arpenter ce lieu comme neuf où des comédiens se produisent ici et là. Nous assistons à la mise au pilori, à des contes pour enfants et au tir des canons du bastion du Roi. Curieusement, il n'y a pas foule en ce dimanche estival. Comme nous quittons la forteresse ; la brume monte et la dérobe à nos yeux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

vielle à roues

 

 

 

 

on assiste en famille àlamise au pilori!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

le Bastion du Roi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous allons par une petite route qui se termine en piste jusqu'au phare de Louisbourg qui se dresse sur un pic rocheux fort beau. Hélas, la brume a pris possession du lieu et le phare est un fantôme.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une petite route « Marconi trail » sillonne dans la campagne et offre de forts beaux points de vues sur la côte. Le petit village de Main-à-Dieu semble vivre exclusivement de la pêche aux homards.

 

Retour à Sydney, il n'y a pas d'autre route, comme l'orage éclate !

 

Lundi 8 août

Il faut prendre le chemin du retour vers Montréal … je dois emmener Tristan chez son papa chez qui il va passer deux semaines avant que nous ne prenions l'avion tous les deux pour Amsterdam.

On longe la rive sud du Lac du Bras-d'Or qui offre de beaux points de vue, avec des îles couvertes de forêts et une eau bien calme et bleue.

 

 

 

panneaux bilingues, anglais et celte

 

 

 

 

 

 

On quitte le Cap-Breton, une région vraiment belle et sauvage, par la même route qu'à l'aller, avec des petites variantes. Après Pictou, on suit la petite route littorale jusqu'à Wallace, aux confins de la Nouvelle Ecosse, où on s'arrête pour la nuit.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette province est vraiment très sauvage, très boisée, le Cap-Breton et le Lac du Bras d'Or sont magnifiques. Je découvrirai Halifax et sa région quand je reviendrai pour l'embarquement du camping-car, dans une semaine.

 

 

 

coucher de soleil à Wallace...



Publié à 23:05, le 9/08/2016, dans Canada 3, Edmundston, New Brunswick
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