de-ci, de-là, nouvelles d'ailleurs

La vallée du Dadès et Ouarzazate

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mardi 31 janvier 2017

Après avoir mis le blog à jour, profitant du bon wifi, je quitte Merzouga et ses dunes.

Un petit village fortifié qui semble à demi abandonné me séduit, pas loin de Merzouga.

 

 

 

 

 

 

 

 

Après Rissani, on s'enfonce dans un désert minéral. Pas de village, ou plus loin aux pieds des montagnes, donc pas de sacs plastiques accrochés aux pierres et aux broussailles. Je ne croise que peu de véhicules et déjeune au milieu de rien...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après Alfni, on traverse la palmeraie et ensuite la route s'élève pour traverser la montagne et rejoindre la nationale 10 qui relie Erfoud à Tinerhir.

 

 

 

 

 

 

 

 

Soudain le Haut Atlas apparaît dans toute sa beauté avec ses sommets blancs de neige.

La palmeraie de cette ville est très vaste et les kasbahs abandonnées s'accrochent à l'à-pic des collines. La route tournicote dans les gorges de Todra.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vers 16 heures, je m'arrête à l'hôtel/camping Atlas, au bord de la rivière et presque au bout de la palmeraie, précédée de quelques minutes par Lucie et Guillaume !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce fut une bonne journée de route à travers des paysages somptueux, du très austère au luxuriant.

 

Mercredi 1er février 2017

La nuit n'a pas été trop froide bien qu'on se trouve à 1360 mètres d'altitude. Dans la matinée, je décide d'aller vers le « centre » du village pour acheter des carottes... un prétexte, il y aurait une épicerie ? En fait, elle est fermée car les gens sont partis à Tinerhir pour réapprovisionner. Enfin, cela m'aura fait un but de promenade et m'aura permis de papoter avec des gens sur le chemin.

L'après-midi, je vais me balader dans les gorges. D'abord en traversant la rivière sur des pierres pour me retrouver dans la palmeraie. Enfin, me « retrouver » est un bien grand mot, car il est difficile de s'orienter dans un endroit fermé par les palmiers et où il n'y a pas de véritable chemin. Enfin, je retrouve la rivière et la traverse de nouveau sur un tronc. Ensuite, je me perds un peu dans un dédale de petits champs qui semblent abandonnés et où la nature reprend ses droits en effaçant les sentiers.

 

 

 

 

 

 

 

 

Il me semble plus judicieux dev rejoindre la route que je suis jusqu'à un pont. Là, je retrouve le cours de la rivière que je parviens à suivre facilement à travers une petite palmeraie. Le paysage est très beau, les montagnes d'une belle couleur rose foncé se resserrent dans un défilé tout en courbes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je suis un petit canal d'irrigation, mais suis obligée de remonter dans la colline et je tombe sur 4 femmes qui ramassent du bois et rient de me voir déboucher ainsi !

Il y a une très grande maison d'hôtes et par des escaliers on arrive à un pont suspendu qui rejoint la route, que j'emprunte pour le retour. Je suis enchantée de cette belle promenade dans les gorges.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jeudi 2 février 2017

Les gorges du Todra sont constituées d'une petite rivière et de hautes falaises roses. Des palmeraies occupent tout espace disponible. Vu le nombre d'hôtels, d'auberges et de campings, le tourisme doit être la grande industrie du lieu. En cette saison, c'est plutôt calme, mais on voit beaucoup de chinois en groupes.

Les gorges se resserrent diablement pour ne former qu'un étroit couloir où la lumière a peine à passer les hauts murs des falaises.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je continue vers Tamtattouchte, un village à 1800mètres. La route est étroite et très dégradée mais le paysage est superbe. Les montagnes roses, les moutons et les chèvres noires qui constituent la seule vie avec les quelques personnes montées sur des mules que je croise.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tamtattouchte est un village de montagne d'un autre âge même s'il compte un bon nombre d'hébergements. Les petits garçons se précipitent sur tout étranger et sur les véhicules, je vois de vieilles femmes si chargées par le monceau de branchages qu'elles transportent qu'on ne les voit plus, tandis que des jeunes gens restent assis à ne rien faire !! Quelle société !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La descente est aussi belle que la montée et je fais un arrêt à l'endroit le plus fréquenté, là où la gorge n'est plus qu'un étroit passage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je quitte les gorges du Todra et me rends à Tinghir où je dois faire des courses et trouver un scanner... C'est très facile, je me gare au centre, la poste, un cyber café, le souk sont tout près. J'ai très faim et je décide, une fois n'est pas coutume, de manger dans un petit resto. J'avise un couple d'étrangers devant un plat de tagine vide et leur demande si ça leur a plu. Devant leur enthousiasme, je m'installe à une table et nous papotons. Lucie et Guillaume surgissent, amenés là par un « guide », c'est bon signe.

Sur la route de Boumalne-du-Dadès, je me fais arrêter par la gendarmerie ; excès de vitesse !!! 72km/h au lieu de 60, je n'ai pas vu le panneau... Ils sont sympas et s'excusent de me verbaliser ! L'amende est de 150 dh (environ 15 euros).

Les gorges du Dadès commencent dès la sortie de la ville. Encore des montagnes roses, des palmeraies et une petite rivière... Je m'arrête dans un tout petit camping, au-dessus de la route et face à la falaise où les rochers ressemblent à des pattes de singes (??). Le coucher du soleil enflamme les montagnes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 3 février 2017

La nuit a été froide et ce matin la température intérieure est de 3° !! heureusement il fait beau et le soleil réchauffe vite le camping-car.

Je continue la route vers les gorges du Dadès, traversant des hameaux aux belles couleurs chaudes. La route monte bien raide avec des épingles à cheveu dans l'étroit canyon. La vue est superbe en haut. De l'autre côté on redescend pour atteindre l'endroit le plus resserré au niveau de la rivière.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J'ai bien envie de continuer la route jusqu'à la fin du goudron, à M'Semrir. Le paysage est grandiose et fait certainement le bonheur des géologues. Il n'y a que tout au bord de la rivière que l'aridité minérale fait place aux cultures. Les crues ont emporté la route et l'asphalte a disparu. Mon brave Hamilcar ne dédaigne pas les pistes aux pierres coupantes et même les passages boueux, heureusement ! Un long passage à flanc de montagne, par bonheur bien visible, n'a qu'une petite voie dégradée. C'est là que se trouve en contrebas une énorme tortue qui me fait tout de suite penser à « Goose Neck » un endroit que j'adore en Arizona. Les méandres de la rivière ont sculpté le paysage de façon très artistique !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

kla fameuse tortue

 

 

 

 

Le village de M'Semrir est à plus de 2000 mètres et possède un grand souk entouré de murs. Un monsieur me conseille d'aller par une piste jusqu'à la caserne et de faire le tour des Ksars. Je suis ce conseil. Un soldat me demande si j'ai pris des photos de la caserne car c'est interdit. Je descends vers les vergers de pommiers où des hommes sont occupés à la taille. Un petit pont permet de traverser la rivière. Je remonte vers un Ksar et redescends de l'autre côté où trouver un pont pour traverser un autre bras se révèle plus difficile ! Enfin, je rejoins la route et retourne au village.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je refais dans l'autre sens les 42km vers le camping que j'ai quitté le matin. Il y a peu de circulation et je peux profiter du paysage qui est vraiment splendide dans son âpreté. Des hommes, certains dans la djellaba blanche des berbères, et des femmes voilées sortent des mosquées en ce jour de grande prière.

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette route est bien un peu fatigante et je décide de m'arrêter une nouvelle fois pour le reste de l'après-midi au camping des pattes de singe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Samedi 4 février 2017

J'ai fait l'acquisition d'une jolie théière pour le thé à la menthe auprès du fils du propriétaire du camping. Sa mère m'a donné deux œufs de ses poules.

Pour rejoindre la nationale 10 il faut repasser par la même route des gorges ce qui est bien agréable.

Après Boumalne du Dadès, la palmeraie continue sur une trentaine de kilomètres vers Ouarzazate. Les villages se suivent sans interruption. Ensuite, c'est le retour du désert stérile, bordé au sud du Djebel Sarhro (où il y a 12 ou 13 ans, Annelie et moi avons fait un trek inoubliable) et au nord par les cimes enneigées du Haut Atlas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après Skoura, je m'arrête au bord de la route, sur un départ de piste pour déjeuner, pensant être à l'abri des enfants qui mendient. Néanmoins, une jeune fille viendra me demander à boire, mais comme je n'ai que de l'eau elle préfèrera des clémentines ! Une petite fille me donne deux pommes de pin contre une banane... Un chien à l'air malade se couche devant la porte et attend mon bon vouloir. Je lui offre de la tajine aux pruneaux que je viens de faire, je n'ai rien d'autre pour lui, mais ce qu'il préfère c'est l'eau !

 

Ouarzazate semble bien moderne, organisée et propre. Je cherche un petit supermarché où acheter du vin, j'ai bien du mal à le trouver. Le camping municipal n'est pas très loin de la Kasbah de Taourirt qui vaut la visite, paraît-il... Je verrai cela demain.

 

Dimanche 5 février 2017

Le petit matin est bien frisquet, mais dans la journée le mercure atteindra les 23° !

A pied, je me dirige vers la Kasbah de Taourirt (qui veut dire tertre en berbère) et acquitte les 20 dh de l'entrée. Je récuse les guides qui se proposent mais en entrant dans le bâtiment, une dame se présente comme guide officiel, je suis trop contente d'avoir enfin une représentante du sexe féminin pour m'accompagner. Elle est d'ailleurs très intéressante et charmante.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette Kasbah de 11000 m2 accueillait une famille ! Elle a été habitée jusqu'en 1956, au moment de l'indépendance, où le « Caïd » en poste à Ouarzazate fut démis comme son parent le Pacha de Marrakech. La partie réservée aux domestiques a été vendue à des familles et le reste est restauré ou en cours de restauration.

 

Vue de la Kasbah, au fond l'Anti Atlas

 

 

 

 

 

 

Décoration datant de 1344, c'est-à-dire au début du XXème siècle pour nous

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

croisillons de laurier colorés

 

 

 

 

Ce type d'habitation s'apparente à un château-fort bâti sur une hauteur, pour éviter les crues de l'oued et voir l'ennemi arriver. A l'intérieur, c'est un labyrinthe d'escaliers de passages, de chambres, salles, etc. … Le dernier caïd avait quatre femmes et une favorite qui bénéficiait d'un appartement décoré dans le même style que celui de son auguste époux. Le tout est en pisé et les plafonds constitués de grosses poutres de peupliers, de poutrelles de palmier, de jonc tressé et de terre.

Une salle à manger, décorée dans le style de Tata, a un plafond en tressage de laurier, car il n'y a pas de roseau dans la désertique Tata.

Ma guide me donne des informations sur la bigamie selon le coran et ainsi qu'elle est pratiquée dans certains pays arabes (chaque femme devrait avoir exactement le même statut ce qui exclut toute favorite). Au Maroc, elle ne se pratique plus, d'après elle, car les conditions de vie ont bien changé et les gens n'envisagent plus de pouvoir subvenir aux besoins d'une très grande famille.

 

La vue de la Kasbah sur la ville et l'Anti-Atlas au loin est fort belle. J'ai beaucoup apprécié cette visite et celle qui l'a commentée.

 

En face de la Kasbah, se trouve une coopérative artisanale qui vend à prix fixés. Elle est assez déserte mais un monsieur m'explique comment elle fonctionne et me fait visiter l'atelier des tapis (qui occupe 65 femmes), la boutique des bijoux en argent etc. … Je suis intéressée par une paire de boucles d'oreille touareg mais je n'ai presque plus d'argent sur moi et la coopérative va fermer au public dans une heure et ce jusqu'à jeudi. Ca ne fait rien, il me convainc de les prendre tout de suite et je les paierai ce soir quand il se rendra au camping pour livrer un tapis... Ca c'est de la confiance ! Les tapis sont aussi très beaux et il m'en apportera un pour que je vois s'il a la bonne taille pour se glisser entre les deux sièges du camping-car.

 

 

 

 

 

 

 

 

Ouallywood !

 

 

 

 

 

L'après-midi, je vais faire quelques achats dans un petit supermarché. A 18h tapantes, le coopérateur arrive avec des tapis qui sont tous trop grands, mais j'achète quand même le bleu qui me plaît beaucoup. Je le mettrai à la maison. Il essaiera de revenir demain matin avec des carpettes plus petites.

 

 

 

 

 

 

 

les vieux Mercédes sont les ânes à moteur!

 

 

 

 

 

 

 

Lundi 6 février 2017

J'ai attendu le « marchand de tapis » jusqu'à plus de 11 heures puis je suis partie vers les studios de cinéma Atlas. La grande industrie de Ouarzazate est le tournage de péplums.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les paysages sont grandioses (désert, montagnes, lac), la main d'oeuvre et les figurants sont bon marché, l'Europe est toute proche et les ressources hôtelières de la ville peuvent contenter les stars ! Les studios Atlas offrent des décors de toutes sortes : un temple du Tibet, des villages d'Egypte (dont la maison de Moïse), Louxor, Jerusalem, etc. … Toutes ces constructions de carton-pâte sont vraiment réalistes et on s'y laisse prendre. Mais les rochers de polystyrène se soulèvent comme des ballons de baudruche. Le guide est amusant et nous passons un bon moment.

 

 

 

Temple de Lassah

 

 

 

 

 

l'envers du décor

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

la maison de Moïse

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

un guide super fort

 

 

 

 

 

 

Je déjeune sur le parking et prends la direction de Zagora. Atteindrai-je mon but aujourd'hui ?

 



Publié à 16:35, le 7/02/2017, dans MAROC hiver 2017, Zagora
Mots clefs :


Maroc : Neige et dunes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mercredi 25 janvier 2017

Grand beau temps froid ce matin. Je prends la route vers Azrou et la neige apparaît à Ifrane, il y en a beaucoup mais heureusement la route est dégagée. La ville est bien jolie sous son manteau blanc.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A Azrou, un gendarme royal m'affirme que la route vers Midelt est libre, mais ne sait pas les conditions pour aller au sud-ouest dans la forêt. Je choisis donc d'aller à Midelt, peut-être au retour pourrai-je voir les sources de l'Oum-er-Rbia.

Dans la forêt de cèdres ça glisse un peu, surtout quand on doit repartir après un arrêt intempestif. La route grimpe et je m'arrête sur un parking où les gens s'amusent à faire des batailles de boules de neige. Il y a des singes en hiver ! Les grands vedettes de Azrou. Pauvres animaux qu'on n'imagine pas dans de telles conditions atmosphériques. Je déjeune là, c'est bien joli.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un jeune couple français se gare à côté, ils ont deux filles : leurs chiennes. On va dans la même direction.

Le paysage de montagne est magnifique, d'abord de la neige, puis brusquement un désert rouge. On trouve des loueurs de luges et des chiens  plantés sur le bord de la route comme des bornes Michelin...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Peu après Zeïda, je m'arrête à l'hôtel/camping Timnay. Le thé à la menthe de bienvenue rassemble les deux jeunes français rencontrés plus tôt, Lucie et Guillaume, et un couple bourguignon qui nous donne des informations précieuses.

La nuit va être froide car on est à 1480 mètres d'altitude.

 

Jeudi 26 janvier 2017

Effectivement, il a gelé à -5° et ce matin il fait +3° à l'intérieur !!! Heureusement, le petit chauffage électrique va s'occuper de réchauffer l'atmosphère.

Aujourd'hui, les paysages traversés seront magnifiques. D'abord, après Midelt, on grimpe jusqu'à un col à 1907m. Les vues sur le Moyen Atlas qui borde le haut plateau sont immenses. Un grand désert de pierres où les hameaux se distinguent à peine, leur couleur étant celle que la montagne, des défilés, des oueds à sec et toujours des troupeaux de moutons et de chèvres gardés par des bergers emmitouflés. La neige disparaît peu à peu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'oued Ziz nous offre des gorges magnifiques où des palmeraies et des cultures contrastent avec l'aridité des falaises. Je déjeune dans les gorges.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La descente sur Ar-Rachidia ménage de belles vues sur le lac Hassan-Addakhil qui s'étire entre les collines. Ar-Rachidia est une ville militaire plantée au milieu du désert, qui frappe par son ordre et sa propreté.

Je rejoins Lucie et Guillaume à Meski devant le restaurant de Zaid chez qui nous buvons le thé à la menthe en bavardant. Cet homme charmant, diplômé en tourisme, accueille 2 ou 3 camping-cars dans la cour de son restaurant et organise des treks dans la vallée du Ziz. Nous convenons d'aller faire avec lui une grande balade le lendemain vers une kasbah en ruine qui semble fort belle et de déjeuner chez lui d'une spécialité. Il nous accompagne au camping qui se trouve dans la palmeraie au bord du Ziz et de la source bleue de Meski : une eau pure et fraîche qui sort d'une grotte, remplit un grand bassin et va irriguer des cultures.

 

 

 

 

 

 

 

 

Zaid me montre la source et nous continuons à marcher à travers les champs où le blé pousse dans des petites parcelles qui ressemblent à des rizières, jusqu'à la Kasbah qui se dresse sur son piton rocheux. Ce sont de magnifiques ruines que nous traversons avant de retourner vers le camping où la nuit tombe.

 

Vendredi 27 janvier 2017

Nous quittons le camping qui se trouve dans un endroit très beau, une palmeraie, mais que le manque d'entretien et le laissez-aller le rendent peu agréable, et nous installons dans la cour du restaurant de Zaïd.

 

 

La Kasbah

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En fait, nous refaisons la balade que j'ai fait hier avec Zaïd, sauf que nous n'empruntons pas le gué du Ziz. Il fait beau et c'est bien agréable de marcher au milieu des palmiers puis de grimper jusqu'aux ruines de la Kasbah. De cette hauteur, la vue est vaste sur l'oasis de la vallée du Ziz, le village de Meski et le plateau désertique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De retour au restaurant,nous goûtons une spécialité berbère préparée par Zined, la femme de Zaïd: la kabda, oignons, tomates, œufs et herbes qui cuisent longuement dans un plat à tajine. Nous déjeunons sur la terrasse qui domine la palmeraie et offre une vue imprenable sur la Kasbah.

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans l'après-midi, je fais un tour dans le village et ses ruelles de terre battue. Les enfants me saluent gentiment en français.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le soir, Zaïd, rejoint plus tard par ses deux frères, nous offre un petit concert de djembé et de castagnettes.

 

Samedi 28 janvier 2017

Le programme d'aujourd'hui stipule un voyage jusqu'à Merzouga et ses dunes... Auparavant, je vais dans un village voisin avec Zaïd pour acheter fruits et légumes au souk qui se tient derrière les murs.

Sur la route du sud, on s'arrête pour admirer la vue de l'oasis de Zouala et de son village au fond de la vallée du Ziz.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Zaïd m'accompagne jusqu'à Merzouga qui se trouve à une centaine de kilomètres. Après Erfoud, la route s'enfonce dans le désert et tout à coup, les dunes apparaissent... D'une belle couleur chaude qui contraste avec le bleu du ciel, l'Erg Chebbi s'étire sur l'horizon.

On s'arrête un peu avant Merzouga dans un hôtel qui accueille aussi les camping-cars et qui organise des bivouacs dans le désert où on se rend en dromadaire. Ce sont des amis de Zaïd qui a négocié un prix pour le bivouac.

En fait, je ne suis pas sure du tout de vouloir faire cette activité et j'ai envie d'aller dans un endroit qu'une dame de La Rochelle, rencontrée à Martil, m'a conseillé. Quand Lucie et Guillaume arrivent, je quitte Zaïd et cet hôtel pour aller à Merzouga à l'auberge des Roches.

 

 

 

 

 

 

 

 

On se trouve vraiment aux pieds des dunes ! Après un déjeuner tardif, je vois arriver Guillaume et Lucie qui préfèrent se contenter d'aller voir le coucher de soleil dans les dunes en dromadaire.

Le soir, le coucher de soleil donne des couleurs chaudes et vives aux dunes, c'est magnifique.

Dimanche 29 janvier 2017

Grand beau temps dans le désert, la nuit n'a pas été trop froide. La matinée se passe en lessive, bavardages, etc. … L'après-midi, je vais au village qui se compose d'une rue principale avec quelques boutiques de souvenirs, un marchand de légumes et un de fruits, un boulanger... Les touristes ne sont pas très nombreux en cette saison. J'erre dans les petites rues de terre battue.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lundi 30 janvier 2017

 

 

 

lever du soleil

 

 

 

 

 

Cette journée va être bien chaude et sans vent. Je vais me balader dans les dunes.

Un petit cimetière attire le regard : des pierres plates aux angles aigus se dressent sur chaque tombe, sur une bien belle toile de fond.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y a un peu partout des puits, on ne manque donc pas d'eau ici. En marchant sur la crête des dunes, on profite d'un paysage vraiment exotique pour des français : une mer houleuse de sable aux 3 couleurs, plantée ça et là de palmiers et parcourue de dromadaires dédaigneux...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vers le soir, les habitants du village se rendent aussi dans les dunes pour se balader et bavarder à l'ombre des palmiers.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Publié à 18:15, le 31/01/2017, dans MAROC hiver 2017, Merzouga
Mots clefs :


Maroc ; Les viles impériales

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jeudi 19 janvier 2017

La nationale 13 conduit jusqu'à Meknes en traversant une grande plaine agricole. Les oliviers sont nombreux. Mon GPS me fait prendre un raccourci – sans doute – par une petite route défoncée qui monte et descend, laissant de petits hameaux où les enfants me font signe en souriant.

Un grand parking situé aux pieds des remparts de Meknes accueille les véhicules 24/24. J'y déjeune en espérant que la pluie se calme. Un couple de suisses du canton de Zurich vient me rejoindre. Un guide se propose de me faire visiter la Médina. On se met d'accord pour 80 dirhams à 16 heures. Dès que la pluie s'arrête, je vais acheter des fruits sur la grande place où de petites charrettes croulent sous les oranges, les mandarines et les bananes.

 

 

 

 

 

 

 

 

Mon guide est bien élégant, habillé à l'occidental. Il m'emmène à travers les ruelles de différents quartiers : le juif, l'arabe et la Médina. Des artisans travaillent le bois, d'autres le métal, réalisant des grilles pour mettre aux fenêtres et des meubles. Chaque portion de quartier possède 5 éléments essentiels : une mosquée, une fontaine, un four à pain, un hammam et une école coranique. Nous entrons dans l'une d'elles ou des enfants de 3 à 6 ans commencent leurs apprentissages (écriture, chiffres) en attendant d'entrer à l'école primaire, contre une modeste rétribution. Ils sont charmants et me saluent en français.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La grande Mosquée a été restaurée ainsi que celle dont le minaret s'est écroulé sur les gens en prière, tuant 45 personnes et en blessant gravement 70 autres.

On ne peut éviter une coopérative berbère (bien que j'ai précisé à plusieurs reprises que je ne voulais rien acheter) où des femmes divorcées composent des mélanges d'épices. Un charmante personne me fait toute une démonstration de l'utilisation des épices et des minéraux qui servent de parfum. Je me sens obligée d'acheter quelque chose, ce sera un mélange de 35 épices pour le poulet !

La nuit est tombée, nous finissons cette visite à la Bâb Mansour, bien évidemment, le guide n'a pas de monnaie à me rendre, donc je paie 100 dirhams. Comme c'est désagréable !

Je retrouve mes voisins suisses et je passe une soirée très conviviale dans leur VW LT35 bien aménagé. Il pleut beaucoup. La nuit se passe calmement sur notre parking boueux.

 

Vendredi 20 janvier 2017

C'est bien difficile de se lever quand il fait si froid ! Après avoir acheté des légumes dans les petites rues du quartier juif, je fais un tour à Carrefour Market pour y acheter du vin et quelques produits bio.

Je reprends la nationale 13 vers le nord et, profitant d'une petite fenêtre météo, je vais jusqu'à Volubilis (Walila en berbère) et ses ruines romaines. Le vent est glacial mais quelques rayons de soleil vont rendre cette intéressante promenade somme toute agréable.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au tout début de notre ère, Juba II roi de Maurétanie en fit l'une de ses capitales. Bien que faisant partie de l'élite impériale, il garda une certaine indépendance vis à vis de Rome.

Caligula y aurait fait plusieurs séjours. La ville se dota de magnifiques monuments aux IIe et IIIe siècles. La cité déclina sous la pression des berbères christianisés qui l'occupèrent jusqu'à la fin du VIIIe siècle. La fondation de Fès signa l'abandon du site. Le grand tremblement de terre qui dévasta Lisbonne en 1755 renversa également les quelques monuments qui restaient. Un siècle plus tard, des archéologues français le fouillèrent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelques colonnes restaurées délimitent le capitole, le forum, la « basilique ». Les maisons romaines avec leur péristyle, leurs bains, leurs fontaines, leur cour intérieure suivent les grandes avenues. Certaines ont conservé de superbes mosaïques, comme Hercule et ses douze travaux. L'arc de triomphe fut élevé en l'honneur de l'empereur Caracalla en 217. Un aqueduc amenait l'eau vers les différentes fontaines publiques. Une huilerie atteste que les oliviers de la grande plaine ne datent pas d'hier !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

les 12 travaux ...

 

 

 

 

 

 

 

... d'Hercule

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De Volubilis, la vue sur le village saint de Moulay Idriss est saisissante : il ressemble à un chameau couché dans les montagnes !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le camping Sidi Ali se trouve sur la nationale 13 à 10 km de Moulay Idriss en direction de Meknès. Le décor a été réalisé en colonnettes bleues et poteries jaunes. L'accueil est chaleureux, la vue s'étend jusqu'à Meknès. Un orage violent éclate et la grêle recouvre tout de blanc

Le soir, mes nouveaux amis suisses, Peter et Thérèse m'y rejoignent et nous passons une bien agréable soirée.

 

Samedi 21 janvier 2017

J'ai décidé de ne pas bouger aujourd'hui. Je m'occupe dans le camping-car, il fait toujours froid mais la pluie s'est calmée... A 8h le boulanger passe et à 9h30 le jeune homme qui s'occupe du camping nous apporte un verre de thé à la menthe.

 

Dimanche 22 janvier 2017

Vers 10h je quitte le camping et vais à Moulay Idriss, une ville sainte de l'islam. Ce village, qui ressemble à un chameau couché de loin, est bâti sur deux collines. Il fait toujours gris et froid et je n'ai pas du tout envie de visiter ce lieu !!! Alors, je pars vers Fès en faisant un grand détour. Je croise plusieurs contrôles de vitesse, mais les gendarmes me laissent passer. La route est souvent défoncée et la vitesse réduite.

 

 

Place Boujloud

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

entre 2 messages sur leur smartphone, des jeunes gens s'amusent comme des petits fous à un jeu pourtant bien rustique!

 

 

 

 

 

A Fès, je me gare à l'intérieur des murs sur la place Boujloud qui donne sur la Médina et déjeune avant de visiter. La vieille ville est entourée de 14km de murs. Un jeune homme me sert de guide non officiel. Je pense qu'à part sur les 2 rues principales, il est impossible de se retrouver dans cette imbroglio de ruelles souvent obscures. Il y a un nombre invraisemblable de mosquées qui sont toutes imbriquées dans les habitations et qu'on ne voit qu'à peine. Les tanneries de cuir ne donnent pas sur la rue et il faut entrer dans une maison ou un magasin pour les découvrir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

dans les tanneries on traite les peaux ...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

d'abord des bains de chaux et de fiente de pigeons                                puis on leur donne une couleur

 

 

vue de la Médina depuis la terrasse des tanneries

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

l'une des 14 entrées de la Grande Mosquée

 

 

 

 

 

Les rues sont couvertes de déchets, des maisons menacent ruine, des travaux de rénovation ont lieu. Je dois avouer que cette Médina me déçoit beaucoup. En fait, j'ai beaucoup aimé celle de Chefchaouen qui est toute petite mais toute bleue et qu'on peut parcourir seul sans se perdre (il faut aussi dire qu'il faisait très beau quand j'y étais).

Après cette visite « guidée », je vais seule vers les jardins de Jnan Seil qui sont hélas fermés, puis vers le Palais Royal et la synagogue.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En revenant vers mon camping-car, je fais connaissance d'un couple d'anglais dans un VW LT35 (encore!) et d'un hollandais qui voyage dans un énorme Magirus.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le soir, les anglais m'invitent à me joindre à eux pour aller dans un café de la Médina avec musique live. Nous allons d'abord au Clock où un groupe de musiciens (flûte, percussions et chants) mettent une bonne ambiance. Ce café, très culturel, occupe une maison ancienne toute en hauteur divisée en petites pièces. Ensuite nous allons dans un autre établissement où, hélas, la musique est déjà terminée. Mais nous passons une bonne soirée à papoter.

Lundi 23 et mardi 24 janvier 2017

D'abord un petit tour dans les rues principales de la Médina pour me balader et acheter des légumes. Il est encore tôt et il y a peu de monde

.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

les portes des mosquées sont

surmontées d'une plaque de plâtre

finement sculptée et d'un dais de

cèdre très travaillé

 

 

 

 

 

 

 

 

Ensuite je me rends au Carrefour où je fais l'acquisition d'un petit chauffage électrique qui me permettra d'avoir bien chaud dans les campings sans vider la bouteille de gaz qui me reste.

Comme il neige encore à Azrou, je décide d'attendre le retour du soleil dans le camping « Diamant vert » qui se trouve à environ 8km de la Médina. C'est un parc d'attraction/hôtel/camping, heureusement le parc est fermé pour l'hiver, il ne reste que le calme sous les eucalyptus!

 



Publié à 16:15, le 24/01/2017, dans MAROC hiver 2017, Fès
Mots clefs :


Maroc : Le Rif

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Samedi 14 janvier 2017

Lever très tôt pour être au port avant 7 heures. L'embarquement se fait lentement mais sans problème.

Il fait toujours nuit quand nous quittons Algeciras pour une traversée d'une quarantaine de minutes sur une mer tout à fait calme. Le soleil se lève derrière les montagnes marocaines. La côte est bordée de collines arides et le port de Ceuta se rapproche vivement.

 

 

 

 

 

 

 

 

L'entrée au Maroc se passe sans problème. Des hommes « aident » les voyageurs... Celui qui me suit ne me réclame rien !!

Le bord de mer ressemble étrangement à la côte espagnole : très bétonné, des immeubles blancs de résidence de vacances se succèdent. Tout est propre et bien aménagé.

Je m'arrête à M'dicq, le long de la plage, pour aller acheter une carte sim pour mon téléphone.Je papote longuement avec un couple de catalans français qui vient au Maroc depuis 25 ans. J'apprends plein de choses pratiques.

 

 

 

 

 

 

 

Un très jeune homme sympa me vend une carte sim et charge mon téléphone pour que je puisse avoir internet. Je retournerai le voir après le déjeuner, n'ayant pas de réseau. Une manip', et tout va bien !

 

Je vais jusqu'à Cabo Negro, une impasse vers la plage bordée d'immeubles assez luxueux (il y a un club Med également). A Martil, je roule le long de la plage et de son agréable promenade avant de me rabattre sur le camping El Bustane qui se trouve en centre ville. Lessive et papotage... avant une balade, la mer est agitée et le vent frisquet.

 

 

 

 

 

 

 

 

Dimanche 15 janvier 2017

J'ai la chance de rencontrer des gens très sympathiques dans ce camping : un couple de la Drôme, grands voyageurs devant l'éternel et des amis d'amis qui ont parcouru l'Amérique du Sud dans leur Sprinter 4x4 bleu !!!

La visite de Tetouan est au programme. Je m'y rends en taxi collectif, pour 5 dirhams (soit 0,50€!), trois personnes à l'avant et quatre à l'arrière dans une vieille Mercedes...

J'essaie de repérer où je suis arrivée pour retrouver un taxi de retour.

La Place Hassan II est vide car on ne peut la parcourir que sur les côtés. Le Palais Royal est bien gardé et un policier me demande d'effacer des photos.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un homme habillé à l'occidental me suit et me donne des indications. Il va me guider dans la Medina et ses ruelles obscures. Ce service devra être rémunéré mais il est sympa et j'aurais eu un peu peur de me perdre dans ce labyrinthe. Les grands cimetières blancs, arabe, espagnol et juif, montent à l'assaut de la colline. Cette Medina a été construite par les espagnols et est en pleine restauration. Les tanneries de peau exhalent des parfums violents. On voit de beaux palais, des ruelles minuscules, la grande Mosquée toute imbriquée dans ses voisines. Les femmes du Rif sont coiffées de chapeaux de paille à pompons et vêtues d'étoffe à rayures . Cela les rend plus gaies que leurs consoeurs voilées en djellaba marron ou noire. A partir de 16 heures, il y a foule dans la Medina et le reste de la ville. Ahmed, mon guide, m'emmène dans une coopérative berbère installée dans une très belle maison ancienne d'où l'on découvre la ville depuis la terrasse sur le toit. Je résiste aux sollicitations d'achat de tapis, de bijoux, de poteries et n'achète que du Ras El Nout !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

tanneries de cuir

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Retour en taxi collectif à Martil et soirée conviviale avec Catherine et Dominique qui me conseille de suivre la route côtière jusqu'au Oued Laou pour aller à Chefchaouen.

 

Lundi 16 janvier 2017

Je suis le bon conseil de mes nouveaux amis et suis la côte très découpée, aux collines abruptes, où la mer est d' un bleu superbe. Il y a plein de petites barques de pêche et les villages sont tous blancs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A Oued Laou, je m'arrête pour déjeuner de poisson acheté au souk sur un parking devant la plage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La route pour Cghefchaouen suit la rivière Laou. Il n'y a pas beaucoup de voitures, mais des chèvres, moutons, ânes, enfants avec qui il faut partager la chaussée pas très large.

Les femmes sont en costume du Rif. Les gens ont l'air de vivre de peu, quelques moutons, une vache, un lopin de terre... C'est pauvre et archaïque mais les montagnes sont bien belles et arides. La route de montagne est viroleuse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En arrivant à Chefchaouen, mon cher GPS m'indique un chemin stressant : une rue très abrupte à moitié en escaliers qui monte à l'assaut de la montagne !!! Le camping domine la ville, à 700m d'altitude. Le soleil se couche derrière la montagne et la fraîcheur s'installe. On peut descendre dans la Medina en empruntant des escaliers, ce que je ferai demain.

 

Mardi 17 janvier 2017

Lessive, ménage, douche, nettoyage du camping-car me prennent la matinée... L'après-midi, je descends vers la ville. Par le petit chemin en escalier on a une vue superbe sur Chaouen.

 

 

 

 

 

 

 

 

La Medina est tout en tons de bleu, chacun le sien ! Les rues étroites et en pente s'accrochent à la colline. Je parcours ce labyrinthe sans me perdre... Pas de guide aujourd'hui, c'est aussi bien ! Il fait beau et c'est bien agréable de se balader. Derrière la poste se trouve le souk pour les fruits et légumes, j'y fait provision pour bien peu d'argent. Retour en taxi car ça grimpe et je suis chargée !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mercredi 18 janvier 2017

Ce matin il pleut et le paysage est noyé dans les nuages. Je prends la route vers le sud et roule dans le brouillard. C'est dommage, car le paysage est bien joli et sauvage. La route suit les oueds et traverse de petits villages, les femmes en costume traditionnel portent les bébés dans le dos et les djellabas des hommes ont de curieux bonnets très pointus.

 

Je m'arrête tout près de Ouazzane dans un motel/camping où j'espère avoir du wifi...



Publié à 18:15, le 18/01/2017, dans MAROC hiver 2017, Ouazzane
Mots clefs :


Espagne : De Barcelone à Algeciras

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après avoir fêté Noël à Barcelone et passé une semaine à Châtel en Haute-Savoie chez des amis avec mon petit-fils, je prends le chemin du sud juste après l'Epiphanie qui est la vraie fête des enfants en Espagne.

 

Dimanche 8 janvier 2017

Comme mon camping-car avait été prudemment garé chez les parents du compagnon de ma fille à Caldés de Monbui (après avoir été victime d'une agression sauvage le soir de mon arrivée à Barcelone!!!), c'est de là que je prends la route qui me ménera dans le Delta de l'Ebre. C'est une région de rizières au paysage étonnant. De nombreux bras de la rivière et des canaux permettent depuis très longtemps déjà de cultiver le riz dans cette platitude.

 

 

 

 

 

 

 

 

Lundi 9 janvier 2017

J'ai très envie de voir Valencia et son étonnante cité des arts et des sciences. A El Saler en bord de mer, je gare le camping-car dans une aire privée, concept extrêmement répandu en Espagne comme je vais le constater... Le bus m'emmène jusqu'aux superbes édifices, comme de gros poissons dans l'eau, qui se succèdent pour former un ensemble magnifique. Il fait beau et la promenade est vraiment délicieuse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

dans le Musée des Sciences

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un petit tour dans le centre historique complète cette visite éclair de Valencia.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

un magnolia gigantesque

Mardi 10 janvier 2017

Les orangers, mandariniers, citronniers croulent sous les fruits dans cette région.

Je fais halte à Alzira, au sud de Valence pour faire remetre un filtre occultant sur la fenêtre arrière qui avait été changée à Barcelone pour une toute neuve mais claire.

Il est trop tard pour aller bien loin, aussi je m'arrête pour la nuit dans un petite village : Simat de la Valldigna où se trouve un monastère du XIIIe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

Mercredi 11 janvier 2017

Je visite avec plaisir le monastère cistercien de Santa Maria de Valldigna sous un beau soleil. Ce sont surtout des ruines, les édifices ayant subi plusieurs tremblements de terre ont été reconstruits puis abandonnés au XIXè siècle et ont servi de carrière de pierre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une belle restauration a eu lieu et ces murs chargés d'histoire sur un fond d'orangers et de montagnes arides ont de quoi ravir le visiteur !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je passe Alicante, sous un nuage de pollution puis Murcia en empruntant des autoroutes sans péage. Arrêt pour la nuit près de Cartagena dans un petit village propret, Santa Ana, dans une aire privée également très soignée.

 

Jeudi 12 janvier 2017

Aujourd'hui, les oliviers vont succéder aux orangers et les sommets des montagnes apparaître sous la neige !

La température augmente, le paysage est aride, mais les cultures maraîchères sous plastique règnent sans partage.

 

 

 

 

 

 

 

 

Depuis Granada, les vues sur la Sierra Nevada toute blanche sont superbes. Je descends vers Malaga par des vallées étroites. J'aimerais beaucoup visiter cette ville, mais l'aire de service camping-car dans laquelle je me rends est complète. Je peux stationner en face pour la nuit et aller me balader sur la plage toute proche.

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 13 janvier 2017

Pour atteindre Algeciras, j'emprunte les routes sans péage traversant Torremonilos, Marbella, etc. … là où le béton descend des collines arides jusqu'aux flots bleus de la Méditerranée...

Gibraltar n'est jamais mentionnée (sic!), seulement comme une sortie d'autoroute quand on passe au nord du rocher.

A Los Barrios, banlieue de Algeciras, un grand centre commercial offre un vaste parking pour les camping-cars et une agence de voyage qui vend les billets des ferries. Pour un aller à Ceuta et un retour open depuis Tanger, je ne paie que 165 €, cela ne me paraît pas très cher et en plus on reçoit en cadeau une bouteille de vin et un cake !

Je prendrai le bateau demain, car le dernier ferry aujourd'hui part à 17h30 ce qui me ferait arriver de nuit au Maroc, option peu raisonnable en vérité.

Je glane quelques renseignements auprès de camping-caristes expérimentés en voyage marocain.

 

 



Publié à 17:47, le 18/01/2017, dans MAROC hiver 2017, Ouazzane
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