de-ci, de-là, nouvelles d'ailleurs

Nord Express

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mercredi 1er mars 2017

Un belge a eu l'idée saugrenue de peindre de couleur pastel les rochers dans une très belle vallée. Ce lieu est maintenant célèbre et fréquenté. On peut y bivouaquer dans l'espace et le calme !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il me reste peu de temps si je veux assurer ma promesse de passer le week-end du 10 mars avec Tristan en camping-car. Je prends donc la route d'Agadir pour commencer ma remontée vers le Nord. Les paysages traversés par une route étroite et viroleuse sont superbes, d'abord des montagnes arides, une vallée plantée d'arganiers, puis, en descendant, des régions de plus en plus fertiles. Agadir et sa région sont les fournisseurs de primeurs, fruits et légumes du Maroc.

L'entrée d'une grande ville est toujours un chaos, collégiens, charrettes, vélos, camions, bus se disputent les rues poussiéreuses.

Agadir est une ville très touristique dont le nom évoque pour moi une grande catastrophe qui a eu lieu quand j'étais enfant. Je n'ai pas envie de m'y arrêter et continue vers le nord, le long de la côte pour m'arrêter à Imorane dans un camping « luxe » et cher qui étire ses rues bordées de dizaines de camping-cars jusqu'à l'océan.

Je fais une balade sur la côte où les vagues se brisent avec bruit. Des surfeurs semblent apprécier ce site. Les masures de pêcheurs, pressées les unes sur les autres, s'accrochent sur un espace aussi étroit que précaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

les plantes grasses embellissent les masures des pêcheurs

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jeudi 2 mars 2017

Mon but du jour est Essaouira, ou peut-être un endroit plus au nord. La route suit d'abord la côte puis grimpe raidement dans la montagne. Les arganiers sont partout, couverts de fruits jaune/vert. Des petits stands aux grandes coopératives, on propose l'huile d'argan, alimentaire et cosmétique, c'est la grande ressource de la région.

 

Essaouira est une station touristique réputée, pleine de grands hôtels. Une brume légère voile l'océan. Je m'arrête pour déjeuner puis continue par la nationale 1. J'oblique vers Safi, assez grande ville portuaire. J'aimerais continuer jusqu'à Oualidia qui se trouve encore à une soixantaine de kilomètres de route côtière. Mais la nuit tombe vite et la durée des trajets reste aléatoire, aussi je reste prudemment au camping municipal, quasiment à l'abandon, de Safi.

 

Vendredi 3 mars 2017

La journée commence par 25 km d'une route défoncée qui m'incite à prendre l'autoroute à péage ! Une fois n'est pas coutume. Celle-ci est vide jusqu'à El Jadida et traverse une grande plaine agricole qui se poursuit jusqu'à Casablanca. Je visiterai cette ville une autre fois, je continue jusqu'à Rabat, la circulation est plus dense maintenant.

 

Il y a beaucoup de travaux dans la capitale, j'atteins la Kasbah des Oudayas, au bord de l'oued qui sépare Rabat de Salé. Il y a un parking où l'on peut rester la nuit. C'est très pratique pour visiter la kasbah et la Medina, ce que je fais derechef !

 

 

 

 

 

 

 

 

La Kasbah des Oudayas est superbe, toute blanche et bleue. C'est un petit quartier sur une hauteur où des rues étroites serpentent jusqu'à une vaste place, la plate-forme de l'ancien sémaphore d'où la vue est très belle sur la plage, Salé, les remparts.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Medina n'est pas très spéciale, la grande mosquée est totalement cachée par les boutiques des ruelles couvertes. La promenade le long de l'oued Bouregreg est très prisée. On peut traverser en barque jusqu'à Salé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je fais la connaissance d'un couple sympathique du Var, il est marocain et elle est allemande née au Chili ! Le soir, Karin vient boire un verre et papoter avec moi, c'est bien agréable.

 

Samedi 4 mars 2017

Le temps n'est pas trop mauvais à Rabat ce matin, mais il va se dégrader de plus en plus. Je fais alternance d'autoroute et de nationale. Je n'ai presque plus de dirhams et le pompiste me fait le plein, alors que j'ai demandé 500 dirhams. Je n'aurai pas assez d'argent pour rallier Tanger Med par l'autoroute. Il me faut prendre la nationale pleine d'eau et de boue par une pluie battante et un vent à décorner les bœufs. A Assilah, je vais au distributeur et peut reprendre l'autoroute car, par ce temps, c'est quand même moins stressant que les petites routes pleines de trous remplis d'eau.

 

A Tanger Med, le vent est très violent et la circulation des ferries interrompue. Il faut attendre. Je n'ai pas envie de rester ici et de visiter Tanger car le temps est vraiment trop horrible. Je visiterai cette ville la prochaine fois !

 

Vers 15h30, je peux valider mon billet open. Un ferry devrait pouvoir partir dans les heures à venir. La Douane marocaine possède un engin bizarre, une sorte de scanner pour véhicules. Il faut rester dehors pendant le passage de la machine. Hélas, quand c'est mon tour, elle tombe en panne ! Le vent est déchaîné et la pluie n'arrange rien. Après, quelques temps, l'engin peut repartir... j'imagine la queue plus haut !

 

Le ferry ne partira qu'à la nuit. La mer n'est agitée qu'au moment de la sortie du port. A Algéciras il a beaucoup plu, comme en témoignent les immenses flaques d'eaun mais le temps est calme.

 

Ces 7 semaines au Maroc ont été profitables puisque je rentre avec un camping-car comme neuf, du moins de l'extérieur... j'ai vu des paysages magnifiques, rencontré des gens sympathiques. Beaucoup de choses, que d'aucuns trouvent traditionnelles, me paraissent archaïques. Je ne parlerai pas de la position de la femme qui me semble bien peu enviable, comme celle des ânes !

 

Je pense que je reviendrai dans ce pays, car je n'en ai vu qu'une partie et certains lieux, comme Merzouga, valent largement une autre visite.

 

 

 

 



Publié à 16:59, le 9/03/2017, dans MAROC hiver 2017, Barcelone
Mots clefs :


De la vallée du Draa à Tafraoute

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lundi 6 février 2017

Je quitte Ouarzazate vers 13h30 sous un soleil aussi brillant que chaud. Mon but est de rejoindre Zagora mais je ne l'atteindrai pas. La Nationale 9 est horrible et en travaux sur une soixantaine de kilomètres, jusqu'à Adgz (au moins). Les arrêts, la route transformée en piste, la poussière m'empêchent de savourer le paysage comme il le mérite. C'est un désert minéral avec ça et là quelques touffes de végétation.

Quand on passe un col, on découvre des canyons profonds avec en toile de fond les neiges du Haut Atlas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La vallée de Agdz apparaît avec sa palmeraie.

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est déjà presque 16 heures, il fait nuit à 18 heures et je ne sais si les 100 prochains kilomètres seront aussi pénibles que les 60 que j'ai parcouru avec peine, donc je fais halte à Agdz (on dit Agdès). Le camping de la Kasbah de la Palmeraie occupe un beau site, mais les installations sont vraiment en piteux état. Enfin, pour une soirée et une nuit, ce sera bien suffisant.

 

Mardi 7 février 2017

La route vers Zagora file dans les palmeraies et se lance de temps en temps à l'assaut d'une colline. Il y a beaucoup moins de travaux que sur la première portion.

J'arrive à l'heure du déjeuner au camping/auberge « Les jardins de Zagora », l'accueil est agréable et le site vraiment charmant. Les installations ne sont pas vraiment brillantes, mais on a quand même envie d'y rester. D'autant qu'on va en ville à pied.

Je passe le reste de la journée à mettre le blog à jour, à lire et à faire un tour en ville. Il fait très chaud, 23° dans l'après-midi. Dans le sud, les gens ont la peau très foncée, les femmes sont habillées de couleurs vives avec parfois une sur-robe noire avec des pompons rouges et jaunes.

 

vue du camping-car dans le camping

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mercredi 8 février 2017

La N12 entre Zagora et Foum Zguid a été asphaltée et traverse un grand désert de pierres qui n'est pourtant pas stérile car on y voit beaucoup de cultures sous tunnel de plastique. Il doit y avoir des nappes phréatiques car tous les oueds sont à sec.

Je vois des tentes de nomades au loin et des chameaux en liberté.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je m'arrête après Foum Zguid au milieu de rien pour déjeuner. Des dunes de sable apparaissent.

 

 

 

 

Foum Zguid

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A Tissint, la falaise de désagrège en énormes bloc de pierre qui roulent jusqu'aux maisons. Ca fait peur !

Après 260 km, Tata apparaît nichée dans un amas extravagant de montagnes. Le camping municipal est situé au centre ville, à côté de la piscine. L'oued a un filet d'eau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je fais un tour dans les rues et achète quelques légumes.

Le soleil, fort brillant toute la journée, se voile. Il n'y a aucun nuage mais les montagnes disparaissent bientôt au regard. C'est un vent de sable ! Espérons qu'il ne se transformera pas en tempête...

 

 

ceci n!esst pas la lune, mais le soleil voilé par le sable!

 

 

 

 

Jeudi 9 février 2016

Il n'y a pas eu de tempête de sable, fort heureusement ! Ce matin, le soleil brille de nouveau.

Je vais faire 250 km dans un désert de pierres avec quelques rares palmeraies. La route n'est pas mauvaise mais très étroite. Comme il n'y a pas de place pour s'arrêter, le seul endroit possible est pris d'assaut à l'heure du déjeuner !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J'arrive à Bouizakarne, une ville aux teintes pastel qui compte plusieurs casernes et un hôpital tout neuf. Je fais halte dans un petit camping fort sympathique, jouissant d'une belle vue et aux installations simples et très propres. Lahsen, qui a tout fait de ses mains (même le puits de 105 mètres de profondeur!!!), améliore son camping chaque année. J'arrive à point nommé car un suisse de Lausanne fête son anniversaire et je suis invitée à partager le gâteau que Lahsen et son épouse offrent à leur fidèle client sous la tente berbère.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le soir, on voit toutes les lumières de la ville qui brillent.

 

Vendredi 10 février 2017

Ciel couvert ce matin, les prévisions météo annoncent de la pluie pour les jours qui viennent. Si c'est le cas, je ne vais pas rester ici car il n'y a pas d'électricité.

Je roule jusqu'à Guelmin et fais les courses. Une dame du camping m'a signalé qu'il est possible de bivouaquer sur la « Plage Blanche » à 60 km au sud-ouest de Guelmin. Le téléphone et l'ordi seront rechargés, donc je peux envisager de passer une ou deux nuits en bivouac.

La route tournicote dans un paysage de collines rondes et douces. Il y a des plantations de cactus. En arrivant au bord de la mer, dans un minuscule hameau et un poste milita ire, je découvre des camping-cars parqués sur un terre-plein au bord d'un oued et devant la grande plage. Il y a de belles vagues et pas mal de vent.

 

 

 

 

 

 

 

 

En fait, je suis un peu dégoûtée de voir au milieu du « campement » un tas d'ordures... Cela ne me donne vraiment pas envie de rester là.

Aussi, après le déjeuner, je quitte ce lieu et reprend la route vallonnée sous la pluie.

Après Guelmin, on s'enfonce dans des collines et les gorges d'un oued à sec. Hélas, il pleut et le revêtement est assez dégradé et cela ne fait qu'empirer, ce qui ne permet pas de jouir du paysage.

A Sidi Ifni, il y a des campings au bord de mer, plutôt chargés et qui ne me disent rien qui vaille. En ville, le camping municipal est bien plein lui aussi, les sanitaires sont horribles et on a l'impression que d'importants travaux vont commencer... Enfin, j'y resterai une nuit. Je vais faire un tour en ville et achète du poisson au marché, puisque je suis au bord de la mer il faut en profiter !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Samedi 11 et dimanche 12 février 2017

Je ne vais pas très loin par une petite route qui serpente dans les collines et rejoint parfois la mer.

Le grand camping Erkounte Park se trouve sur une hauteur avec vue sur les vagues blanches. C'est un grand complexe très bien aménagé, normes plutôt européennes. Je vais y passer deux jours car le temps est particulièrement mauvais : vent à décorner les bœufs et pluies intermittentes. On n'est pas abrité mais au moins il y a une jolie vue du camping-car.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lundi 13 février 2017

Le beau temps revient et tout un chacun sort et fait du ménage ! Mon véhicule est de loin le plus sale de tout le camping...

Après les services, je prends la direction de Tiznit par une petite route dans un joli paysage et des plantations de cactus.

Tiznit a été fondée en 1882 autour d'une source bleue. La Médina est entourée de 5 kilomètres de murs en pisé troués de 9 portes et défendus par 36 tours.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le camping municipal se trouve juste à côté de la Médina, le long des murs. Il y a foule, mais quand même une petite place pour moi.

Je fais faire un tour et quelques courses avant le déjeuner et dans l'après-midi, j'achète 2 bouteilles de vin blanc dans un hôtel et vais jusqu'au marché et ensuite par la porte Bâb Jadid sur la place El Mechouar où se trouvent tous les bijoutiers qui font la réputation de Tiznit.

 

 

 

Babouches rouges pour les dames et jaunes pour les messieurs!

 

 

 

 

Mardi 14 et mercredi 15 février 2017

Aujourd'hui, je vais à Tafraoute, à une centaine de kilomètres de Tiznit par la N 104. La route s'enfonce d'abord dans une gorge puis monte à l'assaut de la montagne sur les pentes de laquelle s'étagent des cultures en terrasses. La vue est magnifique.

 

 

 

 

 

 

 

 

Tafraoute se love dans une haute vallée entourée de montagnes de toutes couleurs, du rose au violet foncé. On peut bivouaquer dans la « palmeraie »,sans palmier, qui se trouve tout près de la ville et d'où l'on jouit d'un panorama magnifique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je me rends dans le centre pour trouver Mohamed qui possède un garage, réparations, tôlerie et peinture. Une dame sur le bivouac m'a indiqué qu'il est connu comme le loup blanc et possède une 4L orange et blanche. Je le trouve à son garage où un certain nombre de camping-cars sont en train de se refaire une beauté ! Nous allons en 4L jusqu'à Hamilcar et convenons d'un prix et d'une date. Ce sera lundi pour des travaux qui dureront 5 ou 6 jours.

 

 

 

 

 

 

 

 

Je retourne en ville pour marcher dans le souk et achète dans une coopérative de femmes de l'huile d'argan. C'est ici que l'on trouve le plus d'arganiers et également d'amandiers, qui sont en fleurs.

Mercredi, je reste dans la palmeraie en changeant de place. Sans bouger, on se voit proposer du pain, de l'eau, du miel, de l'huile d'argan, des treks, de la soupe marocaine (j'en achète à des dames charmantes), des enfants passent pour demander les bouteilles de plastique vides... L'après-midi, je fais une grande balade en ville et aux alentours et vais au souk acheter des fruits.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jeudi 16 février 2017

Je quitte provisoirement Tafraoute et prends une petite route très étroite, pleine de trous, sinueuse et avec des pentes raides qui grimpe dans la montagne dans un paysage très aride et minéral. Le vent souffle et il fait beau. Je passe un col à plus de 2000 mètres et descends vers les gorges d'Aït Mansour, le but de cette journée.

C'est en endroit enchanteur : de hautes falaises de granit rose enserrent une palmeraie piquée d'amandiers en fleurs. La rivière aux eaux claires chante. Je me gare sur un parking tenu depuis 30 ans (sic) par le même monsieur et sa femme !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après le déjeuner, je parcours les 3 km de gorges qui ne sont pas désertes, on y trouve des douars (maisons) et même une petite école. N'oublions pas de mentionner deux mosquées plus une en construction !! La promenade est bien agréable. Au retour, je fais connaissance d'Ike, une petite bonne femme adorable de 13 mois qui voyage dans un vieux mercedes avec ses parents et sa grand-mère.

Nous restons dans les gorges pour la nuit.

Vendredi 17 février 2017

Je profite de l'eau de la rivière pour faire encore un peu de lessive, puis je prends la toute petite route que j'ai suivie la veille à pieds. Au sortir des gorges, on découvre la palmeraie dans son cirque de montagnes roses.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand je m'arrête pour prendre une photo du désert minéral qui fait suite à la palmeraie, le câble du frein à main casse brutalement... c'est sympa en montagne !

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelques kilomètres plus loin, le pneu arrière droit crève !!! Quelle matinée !

Heureusement, l'endroit où je suis arrêtée est relativement plat et à l'aide de 2 petites cales, je peux stabiliser Hamilcar. Un monsieur conduisant un vieux mercedes m'aide à dévisser les boulons de la roue qui sont particulièrement coriaces. Il faut absolument que j'achète une clé en croix.

Une bonne heure plus tard, je reprends prudemment la route qui grimpe, vire, toujours étroite et pleine de trous.

A Tafraoute, je vais directement chez Mohamed Fahri. Il va faire réparer le pneu et voir s'il peut trouver un câble, sans quoi ils essaieront de le réparer. Je me gare entre les véhicules de ses clients pour … une semaine ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Du samedi 18 février au ... 27 février 2017

Samedi en fin d'après-midi, Driss, le jeune homme chargé de mon véhicule (28 ans, 15 ans de métier!!!), vient démonter les phares, la grille, les essuie-glaces...

 

 

 

Le Lion de Tafraoute : on voit ses yeux, son nez et sa bouche 

 

 

 

 

 

Dimanche, il n'y a que peu d'employés présents et le rythme est bien ralenti. Je passe la journée à papoter avec les autres clients, surtout avec les hollandais.

Lundi, Driss commence à poncer le côté droit et à enduire. Il n'est pas très rapide, va, vient, bavarde … Le vent est très froid et demain, la pluie est annoncée.

Mardi et mercredi, il pleut beaucoup (il neige sur les sommets des montagnes environnantes), alors le travail s'interrompt. Jeudi, Driss redresse les parties un peu enfoncées du bas de caisse et de la porte passager et continue masticage et ponçage. Je prends (difficilement) mon mal en patience... Mohamed a des réponses aussi obscures que possible en ce qui concerne le câble de frein à main. Le pneu a été réparé mais ne pourra servir qu'en secours d'extrême urgence !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

l'oued pendant la pluie                                                               plus d'eau le lendemain!!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

le souk

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

un souvenir d'Argentine qui disparaît!!!

 

 

 

 

 

 

tous les impacts de petites pierres coupantes duYukon!!

 

 

 

 

 

Vendredi, une semaine après mon arrivée, une petite plaque de tôle est soudée sur la porte latérale, d'une façon si peu orthodoxe que ça fait peur. Le masticage et le ponçage se terminent et le camping-car change de place pour être lavé, mais ce sera pour demain !!!

Le samedi, l'inefficacité continue à tous les niveaux. Rentré au fond du garage, Hamilcar voit ses fenêtres, plaques, pare-chocs, etc. … protégés par journaux et papier collant. Puis, sans raison apparente, Driss attend des heures... Je n'en peux plus, je perds patience. Le ton monte entre Mohamed et moi et je craque, je me mets à pleurer, moi qui ne le fais jamais. Partie pour marcher afin de me calmer, je suis rattrapée par le chef qui m'embarque dans sa 4L pour aller boire un café... On parle et ça va mieux. De retour au garage, la couche d'apprêt a enfin été faite. Le soir, je rentre dans un camping-car tout obscur et dans une odeur très désagréable, mais il est branché sur l'électricité et je laisse la fenêtre de toit largement ouverte.

Dimanche, Driss ponce et fait des retouches le matin. L'après-midi, je vais me promener dans la palmeraie, il fait très beau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

le fruit des arganiers dont on fait l'huile d'argan

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lundi matin, le travail commence tôt, à 8h10 Driss est déjà actif. Il va faire 4 couches de peinture dans la journée, remonter les phares, etc. … En fin d'après-midi, Hamilcar sort de nouveau à l'air libre, comme neuf ! Le résultat est vraiment étonnant. Il reste quelques détails à faire, ce sera pour demain. Je suis plutôt euphorique, bien que je n'ai toujours pas de frein à main !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dernier jour de février et dernier jour devant le garage de Mohamed également, tout vient à point …

Le câble de frein à main … arrive par un transporteur ce matin ! Mohamed m'avait assuré qu'il était chez lui depuis plusieurs jours ! Le mettre en place va poser quelques problèmes au patron, d'autant qu'il se dispute avec son frère qui se charges ordinairement de la mécanique. Enfin, le voyant ne fonctionne pas, mais le frein à main oui. Driss fait les dernières retouches et signe son œuvre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je pars vers 17h30 vers les Rochers Peints, en pleine nature. Après 12 jours de bivouac dans une rue passante de Tafraoute, je trouve le calme total et un paysage superbe !



Publié à 16:47, le 9/03/2017, dans MAROC hiver 2017, Barcelone
Mots clefs :


La vallée du Dadès et Ouarzazate

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mardi 31 janvier 2017

Après avoir mis le blog à jour, profitant du bon wifi, je quitte Merzouga et ses dunes.

Un petit village fortifié qui semble à demi abandonné me séduit, pas loin de Merzouga.

 

 

 

 

 

 

 

 

Après Rissani, on s'enfonce dans un désert minéral. Pas de village, ou plus loin aux pieds des montagnes, donc pas de sacs plastiques accrochés aux pierres et aux broussailles. Je ne croise que peu de véhicules et déjeune au milieu de rien...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après Alfni, on traverse la palmeraie et ensuite la route s'élève pour traverser la montagne et rejoindre la nationale 10 qui relie Erfoud à Tinerhir.

 

 

 

 

 

 

 

 

Soudain le Haut Atlas apparaît dans toute sa beauté avec ses sommets blancs de neige.

La palmeraie de cette ville est très vaste et les kasbahs abandonnées s'accrochent à l'à-pic des collines. La route tournicote dans les gorges de Todra.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vers 16 heures, je m'arrête à l'hôtel/camping Atlas, au bord de la rivière et presque au bout de la palmeraie, précédée de quelques minutes par Lucie et Guillaume !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce fut une bonne journée de route à travers des paysages somptueux, du très austère au luxuriant.

 

Mercredi 1er février 2017

La nuit n'a pas été trop froide bien qu'on se trouve à 1360 mètres d'altitude. Dans la matinée, je décide d'aller vers le « centre » du village pour acheter des carottes... un prétexte, il y aurait une épicerie ? En fait, elle est fermée car les gens sont partis à Tinerhir pour réapprovisionner. Enfin, cela m'aura fait un but de promenade et m'aura permis de papoter avec des gens sur le chemin.

L'après-midi, je vais me balader dans les gorges. D'abord en traversant la rivière sur des pierres pour me retrouver dans la palmeraie. Enfin, me « retrouver » est un bien grand mot, car il est difficile de s'orienter dans un endroit fermé par les palmiers et où il n'y a pas de véritable chemin. Enfin, je retrouve la rivière et la traverse de nouveau sur un tronc. Ensuite, je me perds un peu dans un dédale de petits champs qui semblent abandonnés et où la nature reprend ses droits en effaçant les sentiers.

 

 

 

 

 

 

 

 

Il me semble plus judicieux dev rejoindre la route que je suis jusqu'à un pont. Là, je retrouve le cours de la rivière que je parviens à suivre facilement à travers une petite palmeraie. Le paysage est très beau, les montagnes d'une belle couleur rose foncé se resserrent dans un défilé tout en courbes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je suis un petit canal d'irrigation, mais suis obligée de remonter dans la colline et je tombe sur 4 femmes qui ramassent du bois et rient de me voir déboucher ainsi !

Il y a une très grande maison d'hôtes et par des escaliers on arrive à un pont suspendu qui rejoint la route, que j'emprunte pour le retour. Je suis enchantée de cette belle promenade dans les gorges.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jeudi 2 février 2017

Les gorges du Todra sont constituées d'une petite rivière et de hautes falaises roses. Des palmeraies occupent tout espace disponible. Vu le nombre d'hôtels, d'auberges et de campings, le tourisme doit être la grande industrie du lieu. En cette saison, c'est plutôt calme, mais on voit beaucoup de chinois en groupes.

Les gorges se resserrent diablement pour ne former qu'un étroit couloir où la lumière a peine à passer les hauts murs des falaises.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je continue vers Tamtattouchte, un village à 1800mètres. La route est étroite et très dégradée mais le paysage est superbe. Les montagnes roses, les moutons et les chèvres noires qui constituent la seule vie avec les quelques personnes montées sur des mules que je croise.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tamtattouchte est un village de montagne d'un autre âge même s'il compte un bon nombre d'hébergements. Les petits garçons se précipitent sur tout étranger et sur les véhicules, je vois de vieilles femmes si chargées par le monceau de branchages qu'elles transportent qu'on ne les voit plus, tandis que des jeunes gens restent assis à ne rien faire !! Quelle société !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La descente est aussi belle que la montée et je fais un arrêt à l'endroit le plus fréquenté, là où la gorge n'est plus qu'un étroit passage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je quitte les gorges du Todra et me rends à Tinghir où je dois faire des courses et trouver un scanner... C'est très facile, je me gare au centre, la poste, un cyber café, le souk sont tout près. J'ai très faim et je décide, une fois n'est pas coutume, de manger dans un petit resto. J'avise un couple d'étrangers devant un plat de tagine vide et leur demande si ça leur a plu. Devant leur enthousiasme, je m'installe à une table et nous papotons. Lucie et Guillaume surgissent, amenés là par un « guide », c'est bon signe.

Sur la route de Boumalne-du-Dadès, je me fais arrêter par la gendarmerie ; excès de vitesse !!! 72km/h au lieu de 60, je n'ai pas vu le panneau... Ils sont sympas et s'excusent de me verbaliser ! L'amende est de 150 dh (environ 15 euros).

Les gorges du Dadès commencent dès la sortie de la ville. Encore des montagnes roses, des palmeraies et une petite rivière... Je m'arrête dans un tout petit camping, au-dessus de la route et face à la falaise où les rochers ressemblent à des pattes de singes (??). Le coucher du soleil enflamme les montagnes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 3 février 2017

La nuit a été froide et ce matin la température intérieure est de 3° !! heureusement il fait beau et le soleil réchauffe vite le camping-car.

Je continue la route vers les gorges du Dadès, traversant des hameaux aux belles couleurs chaudes. La route monte bien raide avec des épingles à cheveu dans l'étroit canyon. La vue est superbe en haut. De l'autre côté on redescend pour atteindre l'endroit le plus resserré au niveau de la rivière.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J'ai bien envie de continuer la route jusqu'à la fin du goudron, à M'Semrir. Le paysage est grandiose et fait certainement le bonheur des géologues. Il n'y a que tout au bord de la rivière que l'aridité minérale fait place aux cultures. Les crues ont emporté la route et l'asphalte a disparu. Mon brave Hamilcar ne dédaigne pas les pistes aux pierres coupantes et même les passages boueux, heureusement ! Un long passage à flanc de montagne, par bonheur bien visible, n'a qu'une petite voie dégradée. C'est là que se trouve en contrebas une énorme tortue qui me fait tout de suite penser à « Goose Neck » un endroit que j'adore en Arizona. Les méandres de la rivière ont sculpté le paysage de façon très artistique !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

kla fameuse tortue

 

 

 

 

Le village de M'Semrir est à plus de 2000 mètres et possède un grand souk entouré de murs. Un monsieur me conseille d'aller par une piste jusqu'à la caserne et de faire le tour des Ksars. Je suis ce conseil. Un soldat me demande si j'ai pris des photos de la caserne car c'est interdit. Je descends vers les vergers de pommiers où des hommes sont occupés à la taille. Un petit pont permet de traverser la rivière. Je remonte vers un Ksar et redescends de l'autre côté où trouver un pont pour traverser un autre bras se révèle plus difficile ! Enfin, je rejoins la route et retourne au village.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je refais dans l'autre sens les 42km vers le camping que j'ai quitté le matin. Il y a peu de circulation et je peux profiter du paysage qui est vraiment splendide dans son âpreté. Des hommes, certains dans la djellaba blanche des berbères, et des femmes voilées sortent des mosquées en ce jour de grande prière.

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette route est bien un peu fatigante et je décide de m'arrêter une nouvelle fois pour le reste de l'après-midi au camping des pattes de singe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Samedi 4 février 2017

J'ai fait l'acquisition d'une jolie théière pour le thé à la menthe auprès du fils du propriétaire du camping. Sa mère m'a donné deux œufs de ses poules.

Pour rejoindre la nationale 10 il faut repasser par la même route des gorges ce qui est bien agréable.

Après Boumalne du Dadès, la palmeraie continue sur une trentaine de kilomètres vers Ouarzazate. Les villages se suivent sans interruption. Ensuite, c'est le retour du désert stérile, bordé au sud du Djebel Sarhro (où il y a 12 ou 13 ans, Annelie et moi avons fait un trek inoubliable) et au nord par les cimes enneigées du Haut Atlas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après Skoura, je m'arrête au bord de la route, sur un départ de piste pour déjeuner, pensant être à l'abri des enfants qui mendient. Néanmoins, une jeune fille viendra me demander à boire, mais comme je n'ai que de l'eau elle préfèrera des clémentines ! Une petite fille me donne deux pommes de pin contre une banane... Un chien à l'air malade se couche devant la porte et attend mon bon vouloir. Je lui offre de la tajine aux pruneaux que je viens de faire, je n'ai rien d'autre pour lui, mais ce qu'il préfère c'est l'eau !

 

Ouarzazate semble bien moderne, organisée et propre. Je cherche un petit supermarché où acheter du vin, j'ai bien du mal à le trouver. Le camping municipal n'est pas très loin de la Kasbah de Taourirt qui vaut la visite, paraît-il... Je verrai cela demain.

 

Dimanche 5 février 2017

Le petit matin est bien frisquet, mais dans la journée le mercure atteindra les 23° !

A pied, je me dirige vers la Kasbah de Taourirt (qui veut dire tertre en berbère) et acquitte les 20 dh de l'entrée. Je récuse les guides qui se proposent mais en entrant dans le bâtiment, une dame se présente comme guide officiel, je suis trop contente d'avoir enfin une représentante du sexe féminin pour m'accompagner. Elle est d'ailleurs très intéressante et charmante.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette Kasbah de 11000 m2 accueillait une famille ! Elle a été habitée jusqu'en 1956, au moment de l'indépendance, où le « Caïd » en poste à Ouarzazate fut démis comme son parent le Pacha de Marrakech. La partie réservée aux domestiques a été vendue à des familles et le reste est restauré ou en cours de restauration.

 

Vue de la Kasbah, au fond l'Anti Atlas

 

 

 

 

 

 

Décoration datant de 1344, c'est-à-dire au début du XXème siècle pour nous

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

croisillons de laurier colorés

 

 

 

 

Ce type d'habitation s'apparente à un château-fort bâti sur une hauteur, pour éviter les crues de l'oued et voir l'ennemi arriver. A l'intérieur, c'est un labyrinthe d'escaliers de passages, de chambres, salles, etc. … Le dernier caïd avait quatre femmes et une favorite qui bénéficiait d'un appartement décoré dans le même style que celui de son auguste époux. Le tout est en pisé et les plafonds constitués de grosses poutres de peupliers, de poutrelles de palmier, de jonc tressé et de terre.

Une salle à manger, décorée dans le style de Tata, a un plafond en tressage de laurier, car il n'y a pas de roseau dans la désertique Tata.

Ma guide me donne des informations sur la bigamie selon le coran et ainsi qu'elle est pratiquée dans certains pays arabes (chaque femme devrait avoir exactement le même statut ce qui exclut toute favorite). Au Maroc, elle ne se pratique plus, d'après elle, car les conditions de vie ont bien changé et les gens n'envisagent plus de pouvoir subvenir aux besoins d'une très grande famille.

 

La vue de la Kasbah sur la ville et l'Anti-Atlas au loin est fort belle. J'ai beaucoup apprécié cette visite et celle qui l'a commentée.

 

En face de la Kasbah, se trouve une coopérative artisanale qui vend à prix fixés. Elle est assez déserte mais un monsieur m'explique comment elle fonctionne et me fait visiter l'atelier des tapis (qui occupe 65 femmes), la boutique des bijoux en argent etc. … Je suis intéressée par une paire de boucles d'oreille touareg mais je n'ai presque plus d'argent sur moi et la coopérative va fermer au public dans une heure et ce jusqu'à jeudi. Ca ne fait rien, il me convainc de les prendre tout de suite et je les paierai ce soir quand il se rendra au camping pour livrer un tapis... Ca c'est de la confiance ! Les tapis sont aussi très beaux et il m'en apportera un pour que je vois s'il a la bonne taille pour se glisser entre les deux sièges du camping-car.

 

 

 

 

 

 

 

 

Ouallywood !

 

 

 

 

 

L'après-midi, je vais faire quelques achats dans un petit supermarché. A 18h tapantes, le coopérateur arrive avec des tapis qui sont tous trop grands, mais j'achète quand même le bleu qui me plaît beaucoup. Je le mettrai à la maison. Il essaiera de revenir demain matin avec des carpettes plus petites.

 

 

 

 

 

 

 

les vieux Mercédes sont les ânes à moteur!

 

 

 

 

 

 

 

Lundi 6 février 2017

J'ai attendu le « marchand de tapis » jusqu'à plus de 11 heures puis je suis partie vers les studios de cinéma Atlas. La grande industrie de Ouarzazate est le tournage de péplums.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les paysages sont grandioses (désert, montagnes, lac), la main d'oeuvre et les figurants sont bon marché, l'Europe est toute proche et les ressources hôtelières de la ville peuvent contenter les stars ! Les studios Atlas offrent des décors de toutes sortes : un temple du Tibet, des villages d'Egypte (dont la maison de Moïse), Louxor, Jerusalem, etc. … Toutes ces constructions de carton-pâte sont vraiment réalistes et on s'y laisse prendre. Mais les rochers de polystyrène se soulèvent comme des ballons de baudruche. Le guide est amusant et nous passons un bon moment.

 

 

 

Temple de Lassah

 

 

 

 

 

l'envers du décor

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

la maison de Moïse

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

un guide super fort

 

 

 

 

 

 

Je déjeune sur le parking et prends la direction de Zagora. Atteindrai-je mon but aujourd'hui ?

 



Publié à 16:35, le 7/02/2017, dans MAROC hiver 2017, Zagora
Mots clefs :


Maroc : Neige et dunes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mercredi 25 janvier 2017

Grand beau temps froid ce matin. Je prends la route vers Azrou et la neige apparaît à Ifrane, il y en a beaucoup mais heureusement la route est dégagée. La ville est bien jolie sous son manteau blanc.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A Azrou, un gendarme royal m'affirme que la route vers Midelt est libre, mais ne sait pas les conditions pour aller au sud-ouest dans la forêt. Je choisis donc d'aller à Midelt, peut-être au retour pourrai-je voir les sources de l'Oum-er-Rbia.

Dans la forêt de cèdres ça glisse un peu, surtout quand on doit repartir après un arrêt intempestif. La route grimpe et je m'arrête sur un parking où les gens s'amusent à faire des batailles de boules de neige. Il y a des singes en hiver ! Les grands vedettes de Azrou. Pauvres animaux qu'on n'imagine pas dans de telles conditions atmosphériques. Je déjeune là, c'est bien joli.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un jeune couple français se gare à côté, ils ont deux filles : leurs chiennes. On va dans la même direction.

Le paysage de montagne est magnifique, d'abord de la neige, puis brusquement un désert rouge. On trouve des loueurs de luges et des chiens  plantés sur le bord de la route comme des bornes Michelin...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Peu après Zeïda, je m'arrête à l'hôtel/camping Timnay. Le thé à la menthe de bienvenue rassemble les deux jeunes français rencontrés plus tôt, Lucie et Guillaume, et un couple bourguignon qui nous donne des informations précieuses.

La nuit va être froide car on est à 1480 mètres d'altitude.

 

Jeudi 26 janvier 2017

Effectivement, il a gelé à -5° et ce matin il fait +3° à l'intérieur !!! Heureusement, le petit chauffage électrique va s'occuper de réchauffer l'atmosphère.

Aujourd'hui, les paysages traversés seront magnifiques. D'abord, après Midelt, on grimpe jusqu'à un col à 1907m. Les vues sur le Moyen Atlas qui borde le haut plateau sont immenses. Un grand désert de pierres où les hameaux se distinguent à peine, leur couleur étant celle que la montagne, des défilés, des oueds à sec et toujours des troupeaux de moutons et de chèvres gardés par des bergers emmitouflés. La neige disparaît peu à peu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'oued Ziz nous offre des gorges magnifiques où des palmeraies et des cultures contrastent avec l'aridité des falaises. Je déjeune dans les gorges.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La descente sur Ar-Rachidia ménage de belles vues sur le lac Hassan-Addakhil qui s'étire entre les collines. Ar-Rachidia est une ville militaire plantée au milieu du désert, qui frappe par son ordre et sa propreté.

Je rejoins Lucie et Guillaume à Meski devant le restaurant de Zaid chez qui nous buvons le thé à la menthe en bavardant. Cet homme charmant, diplômé en tourisme, accueille 2 ou 3 camping-cars dans la cour de son restaurant et organise des treks dans la vallée du Ziz. Nous convenons d'aller faire avec lui une grande balade le lendemain vers une kasbah en ruine qui semble fort belle et de déjeuner chez lui d'une spécialité. Il nous accompagne au camping qui se trouve dans la palmeraie au bord du Ziz et de la source bleue de Meski : une eau pure et fraîche qui sort d'une grotte, remplit un grand bassin et va irriguer des cultures.

 

 

 

 

 

 

 

 

Zaid me montre la source et nous continuons à marcher à travers les champs où le blé pousse dans des petites parcelles qui ressemblent à des rizières, jusqu'à la Kasbah qui se dresse sur son piton rocheux. Ce sont de magnifiques ruines que nous traversons avant de retourner vers le camping où la nuit tombe.

 

Vendredi 27 janvier 2017

Nous quittons le camping qui se trouve dans un endroit très beau, une palmeraie, mais que le manque d'entretien et le laissez-aller le rendent peu agréable, et nous installons dans la cour du restaurant de Zaïd.

 

 

La Kasbah

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En fait, nous refaisons la balade que j'ai fait hier avec Zaïd, sauf que nous n'empruntons pas le gué du Ziz. Il fait beau et c'est bien agréable de marcher au milieu des palmiers puis de grimper jusqu'aux ruines de la Kasbah. De cette hauteur, la vue est vaste sur l'oasis de la vallée du Ziz, le village de Meski et le plateau désertique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De retour au restaurant,nous goûtons une spécialité berbère préparée par Zined, la femme de Zaïd: la kabda, oignons, tomates, œufs et herbes qui cuisent longuement dans un plat à tajine. Nous déjeunons sur la terrasse qui domine la palmeraie et offre une vue imprenable sur la Kasbah.

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans l'après-midi, je fais un tour dans le village et ses ruelles de terre battue. Les enfants me saluent gentiment en français.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le soir, Zaïd, rejoint plus tard par ses deux frères, nous offre un petit concert de djembé et de castagnettes.

 

Samedi 28 janvier 2017

Le programme d'aujourd'hui stipule un voyage jusqu'à Merzouga et ses dunes... Auparavant, je vais dans un village voisin avec Zaïd pour acheter fruits et légumes au souk qui se tient derrière les murs.

Sur la route du sud, on s'arrête pour admirer la vue de l'oasis de Zouala et de son village au fond de la vallée du Ziz.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Zaïd m'accompagne jusqu'à Merzouga qui se trouve à une centaine de kilomètres. Après Erfoud, la route s'enfonce dans le désert et tout à coup, les dunes apparaissent... D'une belle couleur chaude qui contraste avec le bleu du ciel, l'Erg Chebbi s'étire sur l'horizon.

On s'arrête un peu avant Merzouga dans un hôtel qui accueille aussi les camping-cars et qui organise des bivouacs dans le désert où on se rend en dromadaire. Ce sont des amis de Zaïd qui a négocié un prix pour le bivouac.

En fait, je ne suis pas sure du tout de vouloir faire cette activité et j'ai envie d'aller dans un endroit qu'une dame de La Rochelle, rencontrée à Martil, m'a conseillé. Quand Lucie et Guillaume arrivent, je quitte Zaïd et cet hôtel pour aller à Merzouga à l'auberge des Roches.

 

 

 

 

 

 

 

 

On se trouve vraiment aux pieds des dunes ! Après un déjeuner tardif, je vois arriver Guillaume et Lucie qui préfèrent se contenter d'aller voir le coucher de soleil dans les dunes en dromadaire.

Le soir, le coucher de soleil donne des couleurs chaudes et vives aux dunes, c'est magnifique.

Dimanche 29 janvier 2017

Grand beau temps dans le désert, la nuit n'a pas été trop froide. La matinée se passe en lessive, bavardages, etc. … L'après-midi, je vais au village qui se compose d'une rue principale avec quelques boutiques de souvenirs, un marchand de légumes et un de fruits, un boulanger... Les touristes ne sont pas très nombreux en cette saison. J'erre dans les petites rues de terre battue.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lundi 30 janvier 2017

 

 

 

lever du soleil

 

 

 

 

 

Cette journée va être bien chaude et sans vent. Je vais me balader dans les dunes.

Un petit cimetière attire le regard : des pierres plates aux angles aigus se dressent sur chaque tombe, sur une bien belle toile de fond.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y a un peu partout des puits, on ne manque donc pas d'eau ici. En marchant sur la crête des dunes, on profite d'un paysage vraiment exotique pour des français : une mer houleuse de sable aux 3 couleurs, plantée ça et là de palmiers et parcourue de dromadaires dédaigneux...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vers le soir, les habitants du village se rendent aussi dans les dunes pour se balader et bavarder à l'ombre des palmiers.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Publié à 18:15, le 31/01/2017, dans MAROC hiver 2017, Merzouga
Mots clefs :


Maroc ; Les viles impériales

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jeudi 19 janvier 2017

La nationale 13 conduit jusqu'à Meknes en traversant une grande plaine agricole. Les oliviers sont nombreux. Mon GPS me fait prendre un raccourci – sans doute – par une petite route défoncée qui monte et descend, laissant de petits hameaux où les enfants me font signe en souriant.

Un grand parking situé aux pieds des remparts de Meknes accueille les véhicules 24/24. J'y déjeune en espérant que la pluie se calme. Un couple de suisses du canton de Zurich vient me rejoindre. Un guide se propose de me faire visiter la Médina. On se met d'accord pour 80 dirhams à 16 heures. Dès que la pluie s'arrête, je vais acheter des fruits sur la grande place où de petites charrettes croulent sous les oranges, les mandarines et les bananes.

 

 

 

 

 

 

 

 

Mon guide est bien élégant, habillé à l'occidental. Il m'emmène à travers les ruelles de différents quartiers : le juif, l'arabe et la Médina. Des artisans travaillent le bois, d'autres le métal, réalisant des grilles pour mettre aux fenêtres et des meubles. Chaque portion de quartier possède 5 éléments essentiels : une mosquée, une fontaine, un four à pain, un hammam et une école coranique. Nous entrons dans l'une d'elles ou des enfants de 3 à 6 ans commencent leurs apprentissages (écriture, chiffres) en attendant d'entrer à l'école primaire, contre une modeste rétribution. Ils sont charmants et me saluent en français.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La grande Mosquée a été restaurée ainsi que celle dont le minaret s'est écroulé sur les gens en prière, tuant 45 personnes et en blessant gravement 70 autres.

On ne peut éviter une coopérative berbère (bien que j'ai précisé à plusieurs reprises que je ne voulais rien acheter) où des femmes divorcées composent des mélanges d'épices. Un charmante personne me fait toute une démonstration de l'utilisation des épices et des minéraux qui servent de parfum. Je me sens obligée d'acheter quelque chose, ce sera un mélange de 35 épices pour le poulet !

La nuit est tombée, nous finissons cette visite à la Bâb Mansour, bien évidemment, le guide n'a pas de monnaie à me rendre, donc je paie 100 dirhams. Comme c'est désagréable !

Je retrouve mes voisins suisses et je passe une soirée très conviviale dans leur VW LT35 bien aménagé. Il pleut beaucoup. La nuit se passe calmement sur notre parking boueux.

 

Vendredi 20 janvier 2017

C'est bien difficile de se lever quand il fait si froid ! Après avoir acheté des légumes dans les petites rues du quartier juif, je fais un tour à Carrefour Market pour y acheter du vin et quelques produits bio.

Je reprends la nationale 13 vers le nord et, profitant d'une petite fenêtre météo, je vais jusqu'à Volubilis (Walila en berbère) et ses ruines romaines. Le vent est glacial mais quelques rayons de soleil vont rendre cette intéressante promenade somme toute agréable.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au tout début de notre ère, Juba II roi de Maurétanie en fit l'une de ses capitales. Bien que faisant partie de l'élite impériale, il garda une certaine indépendance vis à vis de Rome.

Caligula y aurait fait plusieurs séjours. La ville se dota de magnifiques monuments aux IIe et IIIe siècles. La cité déclina sous la pression des berbères christianisés qui l'occupèrent jusqu'à la fin du VIIIe siècle. La fondation de Fès signa l'abandon du site. Le grand tremblement de terre qui dévasta Lisbonne en 1755 renversa également les quelques monuments qui restaient. Un siècle plus tard, des archéologues français le fouillèrent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelques colonnes restaurées délimitent le capitole, le forum, la « basilique ». Les maisons romaines avec leur péristyle, leurs bains, leurs fontaines, leur cour intérieure suivent les grandes avenues. Certaines ont conservé de superbes mosaïques, comme Hercule et ses douze travaux. L'arc de triomphe fut élevé en l'honneur de l'empereur Caracalla en 217. Un aqueduc amenait l'eau vers les différentes fontaines publiques. Une huilerie atteste que les oliviers de la grande plaine ne datent pas d'hier !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

les 12 travaux ...

 

 

 

 

 

 

 

... d'Hercule

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De Volubilis, la vue sur le village saint de Moulay Idriss est saisissante : il ressemble à un chameau couché dans les montagnes !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le camping Sidi Ali se trouve sur la nationale 13 à 10 km de Moulay Idriss en direction de Meknès. Le décor a été réalisé en colonnettes bleues et poteries jaunes. L'accueil est chaleureux, la vue s'étend jusqu'à Meknès. Un orage violent éclate et la grêle recouvre tout de blanc

Le soir, mes nouveaux amis suisses, Peter et Thérèse m'y rejoignent et nous passons une bien agréable soirée.

 

Samedi 21 janvier 2017

J'ai décidé de ne pas bouger aujourd'hui. Je m'occupe dans le camping-car, il fait toujours froid mais la pluie s'est calmée... A 8h le boulanger passe et à 9h30 le jeune homme qui s'occupe du camping nous apporte un verre de thé à la menthe.

 

Dimanche 22 janvier 2017

Vers 10h je quitte le camping et vais à Moulay Idriss, une ville sainte de l'islam. Ce village, qui ressemble à un chameau couché de loin, est bâti sur deux collines. Il fait toujours gris et froid et je n'ai pas du tout envie de visiter ce lieu !!! Alors, je pars vers Fès en faisant un grand détour. Je croise plusieurs contrôles de vitesse, mais les gendarmes me laissent passer. La route est souvent défoncée et la vitesse réduite.

 

 

Place Boujloud

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

entre 2 messages sur leur smartphone, des jeunes gens s'amusent comme des petits fous à un jeu pourtant bien rustique!

 

 

 

 

 

A Fès, je me gare à l'intérieur des murs sur la place Boujloud qui donne sur la Médina et déjeune avant de visiter. La vieille ville est entourée de 14km de murs. Un jeune homme me sert de guide non officiel. Je pense qu'à part sur les 2 rues principales, il est impossible de se retrouver dans cette imbroglio de ruelles souvent obscures. Il y a un nombre invraisemblable de mosquées qui sont toutes imbriquées dans les habitations et qu'on ne voit qu'à peine. Les tanneries de cuir ne donnent pas sur la rue et il faut entrer dans une maison ou un magasin pour les découvrir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

dans les tanneries on traite les peaux ...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

d'abord des bains de chaux et de fiente de pigeons                                puis on leur donne une couleur

 

 

vue de la Médina depuis la terrasse des tanneries

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

l'une des 14 entrées de la Grande Mosquée

 

 

 

 

 

Les rues sont couvertes de déchets, des maisons menacent ruine, des travaux de rénovation ont lieu. Je dois avouer que cette Médina me déçoit beaucoup. En fait, j'ai beaucoup aimé celle de Chefchaouen qui est toute petite mais toute bleue et qu'on peut parcourir seul sans se perdre (il faut aussi dire qu'il faisait très beau quand j'y étais).

Après cette visite « guidée », je vais seule vers les jardins de Jnan Seil qui sont hélas fermés, puis vers le Palais Royal et la synagogue.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En revenant vers mon camping-car, je fais connaissance d'un couple d'anglais dans un VW LT35 (encore!) et d'un hollandais qui voyage dans un énorme Magirus.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le soir, les anglais m'invitent à me joindre à eux pour aller dans un café de la Médina avec musique live. Nous allons d'abord au Clock où un groupe de musiciens (flûte, percussions et chants) mettent une bonne ambiance. Ce café, très culturel, occupe une maison ancienne toute en hauteur divisée en petites pièces. Ensuite nous allons dans un autre établissement où, hélas, la musique est déjà terminée. Mais nous passons une bonne soirée à papoter.

Lundi 23 et mardi 24 janvier 2017

D'abord un petit tour dans les rues principales de la Médina pour me balader et acheter des légumes. Il est encore tôt et il y a peu de monde

.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

les portes des mosquées sont

surmontées d'une plaque de plâtre

finement sculptée et d'un dais de

cèdre très travaillé

 

 

 

 

 

 

 

 

Ensuite je me rends au Carrefour où je fais l'acquisition d'un petit chauffage électrique qui me permettra d'avoir bien chaud dans les campings sans vider la bouteille de gaz qui me reste.

Comme il neige encore à Azrou, je décide d'attendre le retour du soleil dans le camping « Diamant vert » qui se trouve à environ 8km de la Médina. C'est un parc d'attraction/hôtel/camping, heureusement le parc est fermé pour l'hiver, il ne reste que le calme sous les eucalyptus!

 



Publié à 16:15, le 24/01/2017, dans MAROC hiver 2017, Fès
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